INFORMATION SUR LES MODALITES DE LA PRIVATISATION
Cette séance extraordinaire sur la privatisation avait pour but de fournir au CCE des informations sur les modalités de la Privatisation du C.L. La Direction a tenu à rappeler d'entrée, que c'est l'Etat qui privatise et non l'entreprise elle-même.
Elle a insisté sur le fait que cette privatisation intervenait dans un contexte de recomposition du paysage bancaire français et européen, appelée à se poursuivre dans les années à venir. Cette perspective a donc été intégrée par l'Etat dans les modalités de privatisation.
Selon M. LAMY, "la constitution d'un GAP est un choix que la Direction comme les O.S. ont privilégié, par opposition à une O.P.V. qui aurait pu avoir des conséquences lourdes au niveau social (à l'exemple de la BNP, SG & Paribas pour l'heure !)", sachant que la décision finale incombe à Bercy et la Commission des Participations et Transferts.
Cette recomposition du paysage bancaire amène donc la Direction à se diriger vers des opérations d'économie d'échelle qui pourront toucher le front, le middle et le back-office ! La Direction a indiqué que si le CL négligeait cette piste, des risques de disparition de l'Entreprise ne seraient pas à écarter !
De ce fait, il semble que le choix du C.L. soit la recherche de partenariats qui soient moins brutaux que ne peuvent l'être des fusions et qui permettent d'établir de solides coopérations. De plus ces partenariats seraient plus évolutifs car multiples et diversifiés !
Trois axes de partenariat ont été annoncés par la Direction :
Concernant la banque de détail, l'affacturage, le crédit-bail et le crédit conso, les produits d'assurance selon l'accord Allianz.
Accès à des réseaux européens et réciprocité pour le CL (exemple : gestion d'actifs à l'étranger)
conservation, traitement des titres ou autre (encore flou pour le moment !)
Sur les partenariats assurance, il a été précisé qu'il ne devrait pas y avoir d'incompatibilité entre Allianz et Axa. Il est à noter que des partenariats hors GAP pourront très bien se réaliser !
Force Ouvrière a souhaité que la Direction fournisse plus d'informations sur les conséquences sociales de ces différents partenariats. Les mises en commun de moyens engendreront fatalement de lourdes "économies" en terme de personnel.
De plus, à notre sens il est difficile d' admettre que le Crédit Agricole, principal partenaire et numéro un du GAP, n'ait pas en main, des éléments plus précis sur des projets plus aboutis!
Pour FORCE OUVRIERE, il est donc indispensable que pour la prochaine réunion de consultation la Direction soit en mesure de communiquer des éléments plus concrets sur le volet social des partenariats.
NOUVELLE ORGANISATION BANQUE COMMERCIALE
M. Durance est venu présenter un projet consistant à séparer les lignes métiers au sein de la DCAF. Ainsi verront le jour, une Banque des Particuliers & Professionnels, et une Banque Entreprises. La Direction de l'Appui Commercial ne dépendant plus de la DCAF depuis la début de l'année ! Il est à noter qu'un éventuel rapprochement des U.A.C. de la DOFE est toujours à l'étude.
Chaque entité aura la responsabilité hiérarchique directe sur toutes ses unités opérationnelles. Par contre, les Directeurs d'Exploitation rattachés au Responsable de la Banque P./P. garderont un rôle de coordination sur l'ensemble des unités de leur périmètre (commerciales, Unités d'Appui Commercial et unités fonctionnelles).
La Direction des Ressources Humaines sera rattachée au Responsable de la Banque P./P. France mais une unité spécifique sera créée pour la gestion individuelle des carrières et la formation, en entreprises.
La Logistique et le secteur Communication/Qualité seront rattachés à la Banque P.P. France mais agiront pour compte commun (P/P et entreprises).
La Direction des Engagements et Risques sera rattachée à la banque Entreprise France et agira elle aussi pour compte commun.
Cette nouvelle organisation devrait être mise en place à effectifs constants avec seulement des changements de rattachements hiérarchiques.
Force Ouvrière s'est interrogée sur le risque de cloisonnement de cette nouvelle organisation et les risques inhérents ! A cela, la Direction a concédé qu'effectivement, ces différentes Directions se devront de travailler avec synergie et qu'il ne faudrait sombrer dans l'angélisme, car des intérêts convergents seront à cultiver !
Puis M. Durance nous a informés d'un projet de fusion des Direction Entreprises Paris, Bassin Parisien Nord et Bassin Parisien Sud. Toutefois, la D.M.E. de Rouen serait séparée du Bassin Parisien Nord et intégrée à la Direction Entreprises de Lille. (bassin très riche au niveau Entreprises !)
Les effets attendus de cette nouvelle organisation sont : une efficacité plus grande des dispositifs d'appui au réseau, et une meilleure productivité ! Nous n'avons eu aucune information quant aux conséquences sociales de cette fusion !
Pour finir, M. Durance a annoncé que la D.E. Nord ayant une taille critique ne permettant pas d'amortir les coûts de structure, un projet de rapprochement avec la D.E. Bassin Parisien Nord au niveau Particuliers/Professionnels était à l'étude. La Direction s'est toutefois engagée à déplacer le moins de monde possible. Si la taille des unités est suffisante, on gardera sur place le personnel quitte à faire "bouger" la hiérarchie !
POINT SUR LA PROROGATION DES MESURES DU PLAN SOCIAL 3
Suivant la Direction, il manquerait encore 122 UTP pour arriver au terme du PS3. Il est à noter une légère accélération des demandes de départ au mois de mai. La prorogation du P.S.3 devrait, à ce ryhtme s'achever au cours du mois de juillet.
Une seule Antenne-Emploi devrait subsister à Paris. Elle aurait en charge la fourniture de renseignements quant aux projets de congés création d'Entreprises et gérerait le reconversions profondes sur les changements de métiers.