PROJET DE REORGANISATION DCAF :
Avant d'aborder ce vaste sujet, Force Ouvrière a souhaité connaître la façon dont allait s'articuler les suppressions et les créations de postes, et notamment le dispositif social qui allait être mis en place. Sur ce point, F.O. a revendiqué une réelle politique de reconversion du Personnel concerné par ces suppressions de postes et l'absence de toute mesure contrainte, notamment au niveau de la mobilité géographique.
La Direction a apporté des précisions en matière d'emploi : après 3 plans sociaux successifs, le CL voit en 1999 ses perspectives en matière d'emploi prendre une autre forme. Les réductions d'effectifs effectuées dans le cadre du 3ème plan social, additionnée aux départs dits naturels prévus pour 1999 pourraient permettre au CL d'effectuer les diminutions d'effectifs envisagées sans avoir recours à un 4ème plan social.
La Direction Générale a répondu de façon solennelle à nos exigences de reconversion en indiquant que les suppressions de postes feront l'objet de reconversions internes et sans recours à la mobilité géographique contrainte (Nous verrons localement comment le dossier de l'Accueil Téléphonique de Lorient sera traité dans ce contexte) !!!
L'embauche pour sa part s'élèverait à 500 personnes auxquelles se rajouteraient les embauches dans le cadre de l'ARPE (1 embauche contre 1 retraite).
Les représentants FO ont rappelé qu'ils n'ont jamais été demandeurs d'un plan social et ils ont noté la volonté de la Direction d'apporter des garanties concernant la mobilité. Force Ouvrière a obtenu qu'un point détaillé sur les postes à découvert soit effectué et communiqué au plan national et aux CE locaux, ainsi que la décomposition exacte des suppressions de postes.
Sur la réorganisation DCAF elle-même, préalablement à cette séance, Force Ouvrière avait fait parvenir à M. DURANCE un certain nombre de question par écrit et avait obtenu des réponses. Certaines laissaient quelques zones d'ombre, aussi des précisions ont été demandées au cours de cette séance :
Définition des poids de poste concernant les DUC, les RAS, les DPP :
Le dimensionnement et la cartographie tiendront compte des réalités géographiques du terrain.
Occasionnellement le directeur d'agence pourra remplacer le RAS, et aura de toute façon toujours en charge certains contrôles journaliers. Le RAS ayant une fréquence de visite d'une à deux fois par semainesur les points de vente rattachés.
Le GEC sera pris en charge pour les segments 1 et 2 par le directeur d'agence et pour les segments 3 et 4 par le DUC.
Le personnel est mutualisé au niveau de l'unité commerciale et pourra aller, si besoin est, renforcer une autre agence de l'unité commerciale.
Les équipes volantes, déjà faiblement garnies, vont voir leurs effectifs diminuer de 10% et seront affectées à la DPP. Elles devraient être composées de guichetiers d'accueil, conseillers polyvalents, RAS, et de directeurs d'agences. Durant l'été les moniteurs pourront faire office de dépanneur.
Les Gestions privées seront rattachées à la D.E.
Nous verrons bientôt localement comment seront pris en compte ces principes énoncés au niveau national !
A l'issue de la discussion, les Elus Force Ouvrière ont indiqué que certains aspects de cette réforme étaient positifs, tels que la libération des tâches administratives permettant d'augmenter le temps commercial et le développement de la politique de "management"; mais une fois de plus cette réforme est mise à profit pour supprimer un nombre important de postes de commerciaux alors qu'il aurait été plus judicieux de les maintenir, afin de répondre aux besoins importants de certains points de vente proches de la rupture.
De même, nous sommes convaincus que ce nouveau dispositif commercial ne peut pas permettre d'atteindre les objectifs de reconquête de clientèle souhaités par le plan triennal, en raison de la suppression dans le même temps de 676 UTP !
En conséquence, les élus F.O. ont voté CONTRE la réorganisation, tout comme d'ailleurs l'ensemble des Elus des autres organisations syndicales. Cet avis donné par la Séance Plénière ouvre la porte aux consultations locales (CHS-CT et CE) qui interviendront dans les jours qui viennent.
CONSULTATION SUR LA MISE EN ŒUVRE DE L'ARPE AU C. L.
Dans le cadre d'une déclinaison de l'accord de l'ARPE au Crédit Lyonnais M. MUSSEAU a présenté le projet envisagé qui aurait un coût pour le Crédit Lyonnais de 300 000 francs par personne, soit à peu prêt 60 Mf pour l'année à venir.
FORCE OUVRIERE a voté pour cet accord qui permet à des collègues de partir un peu plus tôt et de favoriser l'embauche de jeunes : 1 départ pour 1 embauche.
F.O.a demandé que les personnes étant en RTT 33H n'aient pas l'indemnité ARPE calculée sur la base 33H alors qu'ils ont cotisé de longues années sur la base de 39H. réponse en attente, à suivre ...
Vote:positif à l'unanimité.
QUESTIONS DIVERSES
Suite à nos précédentes interventions au sujet des prêts au personnel, la direction a décidé de baisser de 0,5 point les crédits immobiliers passant ainsi à 4,97% et 5,97% dés le 31 Mars 1999, afin de suivre l'évolution du marché.
RAPPORT DE LA COMMISION ECONOMIQUE ET FINANCIERE :
Le rapport abordait exclusivement le plan triennal 1999/2001 du Crédit Lyonnais.
Ce plan n'a pas pour effet d'établir un budget sur trois ans mais plutôt, compte tenu de l'environnement économique ainsi que des forces et faiblesse du Crédit Lyonnais, d'afficher des objectifs précis à l'échéance 2001.
Trois ratios essentiels ont été abordés :
Espéré à 6% à fin 2001 il est considéré par la direction comme une fourchette basse pour assurer une bonne liquidité au CL. Le plan prévoit la mise en réserve de 10 milliards de résultats mais n'évoque pas l'augmentation de capital de 8 milliards préalable à la privatisation.
La Direction présente un objectif à moins de 70% à 3 ans comme minimum compte tenu de nos concurrents qui pour beaucoup y sont déjà.
Pour y parvenir :
Ce ratio s'adresse aux investisseurs futurs susceptibles de souscrire aux titres Crédit Lyonnais. L'ambition des 15% à 2001 comparée aux taux du marché actuels vers 5% peut s'expliquer par un coût du risque à niveau bas sur les trois ans et la prise d'engagements et placements plus risqués. Le plan n'évoque pas la qualité des futurs actionnaires, investisseurs à court terme comme les fonds de pension internationaux ou des partenaires industriels fidèles désireux d'accompagner le développement du CL à moyen ou long terme.
FORCE OUVRIERE juge ce plan triennal irréaliste compte tenu des moyens énoncés pour tenir les objectifs ambitionnés.
La restructuration du réseau conjuguée au départ de 2200 personnes en DCAF,ne permettra pas la reconquête indispensable des parts de marché pour améliorer le PNB.
Des ambitions établies suivant des normes des marchés ne peuvent pas être considérées par FORCE OUVRIERE comme un projet d'entreprise, et répond davantage à une présentation publicitaire avant la privatisation du CL.
Ce constat a été approuvé à l'unanimité des élus.