![]() | SEANCE EXTRAORDINAIRE
DU C.C.E. - 6 DECEMBRE 2002 CL - BNP - CRCA… ET LES AUTRES ? |
La Direction nous a indiqué que le Conseil d'Administration du 5 décembre avait mandaté M. Peyrelevade pour "reprendre contact avec la BNP, afin de comprendre les intentions de cet établissement."
Au niveau de la volonté de la BNP "d'acquérir une participation très significative du CL", elle a considéré que cette formule était pour le moins ambiguë, et qu'un besoin de clarification était indispensable.
FO a alors effectué la déclaration suivante :
"FO a pris acte de l’acquisition par BNP-PARIBAS de la part détenue par l’Etat dans le capital du Crédit Lyonnais. L’Etat vient de se désengager du capital du Crédit Lyonnais en reniant ses engagements, en méprisant totalement les salariés, en ne prenant nullement en compte les aspects sociaux ou les projets de l’entreprise.
Nous contestons cette méthode utilisée car l’Etat en s'étant retiré ainsi laisse maintenant la porte ouverte à une future bataille boursière entre les trois principaux actionnaires (Crédit Agricole, Allianz et BNP-PARIBAS), voire d'autres intervenants.
Pour FO, il est affligeant que les Pouvoirs Publics n’aient pensé qu’au moyen de réaliser la meilleure opération financière possible sans se soucier de l’avenir du personnel qui a été pourtant l’acteur principal du redressement du Crédit Lyonnais. Elle s’étonne qu’un gouvernement qui parle pourtant beaucoup de dialogue social n’ait pas jugé utile de consulter les organisations syndicales avant de réaliser cette opération.
L’Etat devrait, compte tenu de ses responsabilités historiques, s’impliquer dans la préservation de l’emploi quelle que soit l’évolution future de ce dossier.Car, la 1ère crainte de Force Ouvrière est au niveau des salariés. Effectivement, une méga fusion entre le nouvel actionnaire et le CL pourrait avoir des conséquences dramatiques pour l’emploi.
De même, il est curieux que la direction du Crédit Lyonnais ait été mise devant le fait accompli.
Pour FO il est clair que le Crédit Lyonnais peur rester indépendant. Une fusion n’est nullement obligatoire, des partenariats industriels peuvent très bien être créés, sans pour cela avoir recours à la solution désastreuse d’un adossement avec un établissement.
En cédant ses parts à la BNP-PARIBAS, l’Etat a pris le risque de déclencher un mouvement de " domino " qui pourrait entraîner des " Mégas-fusions ", avec un impact désastreux sur l’emploi au sein des banques.
F.O. dit Non à ces Mégas-Fusions et exige de connaître au plus tôt les intentions de l'ensemble des protagonistes (CA, BNP, etc.) et cela en terme social, industriel et financier. Car ne nous leurrons pas, en cas de fusion, il n’y a pas de " fusionneur " et de " fusionné ", la casse sociale sera partagée !"
Au final, la Direction reste donc dans l'attente de la globalité du projet et des réelles intentions de BNP Paribas.