SEANCE PLENIERE DES 8 ET 9 JUILLET 1999

 

 

Traditionnellement comme tous les ans à la même période les rapports des commissions de printemps nous étaient soumis, ainsi que divers autres points dont le projet de partenariat concernant SLIFAC.

 

COMMISSION ECOFI

La Commission a rappelé que le CL ne cesse de perdre des parts de marché importantes depuis 1994.

A cela s'ajoute le fait que le redressement de la rentabilité ne s'est pas effectué par la relance du PNB mais bien sur la diminution des Frais Généraux.

 

Effectivement, ce sont les salariés qui ont payé le prix fort du redressement des comptes du CL.

 

La Direction n'a pas nié la perte de clientèle. Celle-ci résulte d'une plus grande sélectivité, de maîtrise des risques et d'une politique de prix assez conservatrice.

Pour remédier à cela, la direction chercherait à développer des systèmes informatiques afin de mieux connaître la clientèle de manière à cibler au plus près ses besoins

 

Pour F.O., la DCAF aurait dû profiter de la restructuration du réseau pour redistribuer de manière significative la force commerciale.

Force Ouvriere ne partage pas l'avis de monsieur Lamy qui pense que l'investissement matériel peut remplacer le renfort en personnel dans l'optique de gain de part de marché.

 

Vote du rapport : unanimité des O.S.

 

 

COMMISSION ACTIVITES SOCIALES

Force Ouvrière est intervenue une nouvelle fois quant à la valeur faciale des tickets restaurants qui est la plus basse du secteur bancaire.

Nous avons dénoncé également

  • la pratique abusive des refus de prêts sociaux à la consommation pour ratio d'endettement trop élevé, remplacés par des crédits personnels à taux beaucoup plus élevés.

- le décalage de trésorerie provoqué par le décompte des indemnités journalières le mois même de l'absence du salarié par le CL et réclamé le rétablissement de la procédure de subrogation relative aux versements des indemnités journalières.

  • Force Ouvrière a également solliciter un écrêtement de taux, au taux le plus bas du marché, pour les prêts au personnel.

 

La Direction a de nouveau précisé qu'elle cherchait à réduire l'enveloppe globale des dépenses sociales, précisant que celle-ci avait moins baissé que la masse salariale. Suivant son argumentation à ce niveau, elle se déclare donc prête à augmenter la valeur faciale des titres restaurants, mais en réduisant d'autres dépenses sociales. (Politique du donner d'une main et reprendre de l'autre, mais au final en donnant toujours moins !)

 

Pour les prêts familiaux, la Direction a indiqué qu'elle allait procéder à un rappel au règlement quant aux prêts sociaux refusés.

 

Pour les Indemnités journalières, la Direction s'est engagée à étudier le dossier, et notamment toutes les incidences au niveau des retraites de manière qu'il n'y ait aucune conséquence négative pour les salariés !

Les économies réalisées par la Direction, quant aux indemnités journalières, s'élèveraient à 1 Mf de frs !

 

Vote du rapport : unanimité des O.S.

 

 

COMMISSION MAIN D'OEUVRE

 

Force Ouvrière a souhaité revenir sur les propos tenus par M. Durance lors du CCE du 4 mars 1999.

Effectivement lors de cette réunion concernant la restructuration du réseau, il avait précisé que les R.A.S. devaient se situer dans la fourchette de 4 à 6, et les Directeurs d'Unité Commerciale dans la fourchette de 5 à 7.

Malheureusement ces fourchettes ne semblent pas être systématiquement appliquées par les hiérarchies.

M. Durance nous a précisé que cela était normal car selon lui, quand il a précisé ces fourchettes, il fallait comprendre que celles-ci étaient des fourchettes à atteindre et non des fourchettes obligatoires.

Se réfugiant derrière des argumentations sémantiques que même certaines hiérarchies du CL sont loin de partager, il est donc revenu sur un engagement formel vis-à-vis du CCE.

De plus, selon lui des réalités géographiques ont fait que les U.C. étant disparates, il ne pouvait être question que les R.A.S. et les R.U.C. soient dans les coefficients annoncés.

 

Au niveau des Commissions Sur Vente, la Direction a indiqué qu'elle procédait à un audit de manière à avoir selon elle une vision claire sur ce sujet.

Au vu du peu de certitudes sur ce sujet Force Ouvrière a demandé que soit comme l'année passée maintenue une distribution minimale de 130 millions de francs. La direction n'a pas souhaité s'engager dans ce sens.

 

Vote du rapport : unanimité des O.S.

 

 

ORGANISATION

Concernant les nombreux problèmes rencontrés dans les UAC, Force Ouvrière a rappelé que nous avions à de multiples reprises interpellé la Direction quant aux différents dysfonctionnements constatés dans certaines UAC.

Nous sommes revenus très souvent sur les problèmes d’effectifs, de moyens, de formation de manière à ce que les salariés des UAC retrouvent de meilleures conditions de travail, permettant aussi de fournir de bonnes prestations au front office.

La Direction a concédé que si effectivement il existait des problèmes dans certaines UAC une partie était due au passage brutal pour certaines UB d'une sous productivité à un travail en "flux tendu".

Une partie des dysfonctionnements seraient également due aux profondes modifications imposées dans un laps de temps très court (passage à L'EURO, travail sur 4 jours, nouveaux logiciels…)

 

Pour résorber les problèmes, elle a décidé de mettre en place des moyens supplémentaires :

 

Effectifs :

124 embauches (64 CDD et 60 CDI), renfort par l’intermédiaire de la Bourse de l’Emploi (42 postes), renfort d’intérimaires et d’auxiliaires de vacances.

Création, de 4 classes de formation en alternance pour de futures embauches.

 

Formation :

L'équipe formation spéciale de la D.A.C. va être maintenue jusqu’au 1er semestre 2000 et plus si nécessaire, des synthèses de manuels vont être éditées.

Diffusion ou rediffusion de formations MPF et Arche concernant 1700 à 2000 personnes.

 

Matériel :

La Direction a pris l’engagement qu’à fin septembre les UB P.P. auraient 3 stations pour 5 UTP, les U.B. Entreprises 4 stations pour 5 UTP, les U.B. PI. et Successions (1 station par UTP).

La Direction a conclu en indiquant qu’il s’agissait d’une politique de longue haleine en s’engageant à rester vigilante face aux priorités qui verraient le jour !

 

Vote du rapport : unanimité des O.S.

 

CONDITIONS DE TRAVAIL

La Direction n’ayant pu remettre aux membres du CCE le livret sécurité, il a donc été impossible de débattre de ce sujet qui a été reporté à une séance ultérieure.

Au niveau de la sécurité, on est droit de s’interroger sur l’ouverture à la clientèle le 3.01.2000. La Direction s’est engagée à réfléchir sur ce sujet afin d’éliminer tous risques inutiles.

 

Vote du rapport : unanimité des O.S.

 

 

COMMISSION FORMATION

Force Ouvrière est de nouveau intervenue pour souligner que les Plans de Formations ne sont souvent réalisés qu'à 50 %, et sur ces 50% certaines incluait VPIM alors que la mise en place de cette procédure ne s'est pas encore déroulée !

La Direction a indiqué qu'elle ne souhaitait plus faire dans l'angélisme, mais être réaliste et donc prendre en compte la réalité des choses, les projets par année civile n'ayant pas une réelle pertinence ! Vote du rapport : unanimité des O.S.

 

Orientations Générales du Plan de Formation 2000

 

Une nouvelle fois, la Direction a tenu à nous indiquer qu’elle souhaitait présenter pour l’an 2000 un plan plus réaliste, basé sur des degrés de priorité définis par les lignes métiers de manière à forcer les hiérarchies à effectuer des choix.

Ce plan de formation aurait un plus grand souci de professionnalisation et cela pour tous les métiers (acquisition et renforcement des savoirs théoriques et savoir-faire pratiques).

 

La Direction a aussi insisté sur une volonté forte de privilégier les reconversions internes en s’abstenant d’établir des contingents et une facturation interne aux services perdants.

Elle a aussi insisté sur l’amélioration des résultats aux examens professionnels, sur la formation pour l’arrivée de l’euro en 2001, et sur le renforcement du monitorat de manière à mieux accompagner les salariés commerciaux.

M. Lamy s’est même félicité que le CL affecte un budget important pour la Formation. Toutefois, il n’a pas caché que le problème résidait dans son efficacité.

 

Force Ouvrière a indiqué qu’au-delà des bonnes intentions de ce Plan 2000, il était indispensable que la Direction fasse que les effectifs soient suffisants, dans le cas contraire, il y aura toujours le risque de ne pouvoir former les salariés

INFORMATION SUR LE REGROUPEMENT DE LA D.A.C. ET DE LA D.O.F.E.

 

La Direction souhaite regrouper l’ensemble du back-office en une seule entité nommée direction Appui Commercial Traitements

 

 

 

 

 

Selon la direction, il ne s’agit en aucune manière d’une centralisation mais d’un regroupement et ne serait le prélude à rien 

De plus, elle a indiqué qu’effectivement, s’il se trouvait sur le marché de meilleurs opérateurs, le CL pourrait les prendre ou s'y associer (rapport avec les Partenariats).

Elle a précisé qu’il y aurait dans le futur moins d’emplois dans ces métiers au vu des évolutions technologiques.

 

Force Ouvrière a exprimé ses craintes quant au devenir de ces regroupements et de l'incidence des futurs partenariats.

 

 

1ère INFORMATION-CONSULTATION SUR LE PROJET DE PARTENARIAT AFFACTURAGE

 

Suite à la privatisation, J.-Y. Durance est venue nous présenter le 1er projet de partenariat nous précisant qu'il concernait l'affacturage et que cette réflexion avait été entamée depuis maintenant quelques années.

SLIFAC Société d'affacturage contrôlée par le CL, est au 3ème rang français derrière la S.F.F contrôlée par Euler (2ème rang); et Factofrance Heller.au 1er rang.

Le but du partenariat serait un rapprochement sur des bases égalitaires des filiales d'affacturages du CL et d'Euler qui s'établirait au 2ème rang français et s'appellerait APOLLON.

L'intérêt de ce rapprochement aurait des impacts sur les coûts (informatique, locaux…), de traitement des opérations européennes, de refinancement.

Au niveau des incidences sociales, la Direction n'a encore fourni aucun élément vraiment concret mais il y aura des suppressions de postes dus à des économies d'échelle

 

C'est pourquoi, Force Ouvrière, a donné un avis négatif car notre organisation ne peut cautionner de nouvelles suppressions d'emplois qui inéluctablement sont à envisager compte tenu de ce regroupement.

 

Vote : Contre : F.O., C.F.D.T., C.F.T.C., C.G.T. - Abstention : S.N.B.

 

 


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