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CCE DU 8 SEPTEMBRE 2005

 


POUR LA DEFENSE DE VOS SALAIRES
FO QUITTE LA SEANCE !

 

Pour débuter cette séance, une déclaration a été faite pour l’ensemble des Organisations Syndicales. Dans celle-ci, les O.S. ont, une nouvelle fois, exprimé le mécontentement grandissant des salariés en matière salariale.

Elles ont demandé d’entamer sur ce sujet, et cela dès le mois de septembre, une négociation salariale digne de ce nom qui permette de résorber significativement le retard accumulé vis à vis des autres banques AFB et aussi de rattraper la perte de pouvoir d’achat enregistrée depuis quelques années.

De plus, dans le cadre de la nouvelle image du Crédit Lyonnais, LCL doit aussi s’exprimer à l’ensemble des salariés de l’entreprise.

En réponse, la Direction a précisé qu’elle était prête à effectuer un état des lieux aussi complet que possible. Elle a ajouté être disposée à discuter des rémunérations et cela, métier par métier, classification par classification.

Par contre, elle a persisté dans son refus de comparer les salaires à LCL avec les autres banques. En définitive, elle a confirmé qu’elle ne pourrait ouvrir cette négociation qu’à compter du 15 octobre 2005.

FO a alors rétorqué que, depuis le début de l’année, elle n’a eu de cesse de demander la réouverture de la NAE 2005. Or, la Direction a refusé à chaque fois, prétextant qu’elle ouvrirait très tôt la négociation 2006.

Par l’ouverture rapide des négociations en septembre, FO souhaitait voir la Direction montrer ainsi l’intérêt qu’elle porte à la revalorisation des rémunérations, et cela, pour l’ensemble des salariés (techniciens comme cadres).

La Direction a refusé d’avancer cette ouverture arguant ne pas avoir mandat de la Direction Générale (Mr Georges PAUGET).

Il est regrettable que le " billet doux " du Président annexé au " nouveau " bulletin de salaire ne parle que de LCL et de la stratégie commerciale.

En revanche, dans son message n’apparaît pas un infime espoir d’augmentation. Pourtant, au vu des montants repris sur ce même bulletin de salaire, cette information aurait signifié un geste fort !

C’est "plus plus" pour les clients mais "pareil pareil" pour les salariés !

Force est de constater que si la Direction souhaite un changement d’image vis à vis de la clientèle en dépensant 20 millions d’Euros en publicité, pour l’ouverture anticipée d’une discussion sur les salaires c’est " zéro pour les CLP ".

Pourtant, 20 millions d’Euros dépensés, cela représente tout de même environ 733 Euros par salarié !

M. Pauget devrait pourtant bien comprendre que la nouvelle image LCL doit se traduire sur le bulletin de paye, car ne nous y trompons pas, c’est une priorité pour l’ensemble des salariés.

Pour FO, refuser d’écouter les salariés à qui l’on demande de plus en plus et qui opèrent dans des conditions de travail en forte dégradation, cela constitue une situation regrettable pour ne pas dire une " faute intentionnelle"

FO a quitté cette séance plénière du CCE, montrant ainsi l’impatience des salariés dans l’attente d’un geste fort de la Direction.

 

Une " primette " symbolique ne suffira pas,
FO revendique des mesures pérennes.
Aujourd’hui et plus que jamais pour le problème des salaires à LCL

FO déclare l’état d’urgence.

 

 

Une bonne nouvelle tout de même : répondant à une demande récurrente de FO depuis Décembre 2004, les crédits immobiliers CLP seront écrêtés pour toutes les tranches à 3,47% H.A.


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