SEANCE PLENIERE EXCEPTIONNELLE
DU C.C.E. DU 8 OCTOBRE 1998

 

INFORMATION SUR LE PROJET DE CESSION DU C.D.R.

La Direction nous a indiqué que le C.D.R., créé suite au plan de restructuration de 1995, doit être définitivement séparé du Crédit Lyonnais. Effectivement, les pouvoirs publics ont souhaité simplifier le dispositif en reliant directement le C.D.R. à l E.P.F.R. Cet établissement détiendrait alors la totalité du capital.

Cette cession serait sans effet financier pour le Crédit Lyonnais, celui-ci récupérant la valeur des titres du C.D.R. sans constater ni plus-value ni moins value.

 

Mais, pour la Direction, cette cession aurait des effets bénéfiques, tout particulièrement en terme d'image pour le Crédit Lyonnais, en mettant fin à une situation susceptible de faire naître des confusions dans l'esprit des clients, des contreparties et des agences de notation.

 

Force Ouvrière est intervenue sur les nombreux problèmes de gestion qui ont affecté le C.D.R. en dénonçant, à nouveau, les nombreux dysfonctionnements qui sont apparus dans cette structure. De plus, Force Ouvrière a rappelé être la seule organisation syndicale à s'être portée partie civile dans le cadre de la procédure de justice initiée par le Gouvernement à l'encontre des anciens dirigeants du C.L.

 

De plus à la lumière du deuxième plan de 1998, qui avait tenu compte des pertes engendrées par le C.D.R., nous avons mis en garde la Direction quant au risque de voir se reproduire le même problème. Effectivement d'éventuels risques de dépassements des autorisations d'aides d'Etat du plan de Bruxelles ne sont pas à écarter, même si la Direction indique que la fourchette prudentielle déterminée par la Commission Européenne lui paraît largement suffisante... C'est pourquoi nous avons émis un avis favorable quant à la désignation d'un expert juridique de droit européen, afin de s'assurer que "l'immunisation" formelle entre le Crédit Lyonnais et le C.D.R. sera irrévocable vis à vis de Bruxelles.

 

Par ailleurs, il ne fait pas de doute que cette séparation, si elle peut se révéler exacte au niveau juridique, n'existera pas réellement au niveau médiatique ! Il est bien évident qu'une certaine presse continuera à faire ses "choux gras" des anciennes "affaires" initiées par le Crédit Lyonnais.

 

 

Il est important de d'indiquer également que cette cession est une étape préalable à l'éventuelle privatisation demandée par la Commission de Bruxelles. Lors de la réunion à Bercy, le 6 octobre entre les Organisations Syndicales et les représentants du Ministre de l'Economie pour évoquer la cession du C.D.R., il a été précisé que nous serions convoqués avant la fin Octobre pour une réunion de travail relative à la future privatisation.

 

 

 

PLAN SOCIAL 3

Au 1er octobre 1998 : 2.029 U.T.P., plus 782 au titre de la R.T.T.

Un point spécial a été effectué sur les congés de conversion. 111 U.T.P. pour 135 salariés, consécutifs principalement aux fermetures des U.A.C. Compte tenu du turn-over prévisible dans le réseau, Force Ouvrière a réclamé que les postes libérés soient systématiquement proposés à tous les salariés qui n'ont pu accepter la mobilité pendulaire, et à proximité de leur lieu de résidence !


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