![]() | CCE DU 10 NOVEMBRE 2005
|
Autres points :
POINT D'AVANCEMENT OPUS
La Direction a effectué une présentation sur l'état d'avancement du projet OPUS. Est-il nécessaire de rappeler que ce projet va supprimer 1600 Emplois Temps Plein, (hors transferts internes et externes) ?
Elle a précisé que, jusqu'à présent, aucun incident ayant un impact sur la relation client n'est à déplorer (les cas identifiés seraient de portée très limitée et d'ordre technique). Toutefois, elle a reconnu que des disparités existaient entre chaque UAC au plan de la charge de travail.
Concernant le volet "emploi", elle a précisé qu'elle n'écartait pas l'éventualité de procéder à des embauches pour des postes à expertise.
Ainsi, selon elle, les problèmes rencontrés dans les USPI ne seront pas résolus par le biais d’embauches mais par de nouvelles solutions (amélioration, changement, modification d'outils, etc.)
Enfin, la Direction a une nouvelle fois reconnu que certaines grandes entreprises refusaient de quitter LCL pour Calyon, ou avaient fait le choix de revenir vers LCL.
FO a indiqué que cette présentation globale gommait de nombreuses disparités locales pour ne pas dire difficultés. Effectivement, la charge de travail n'est pas toujours en adéquation avec les effectifs en place.
A l'heure où LCL multiplie les campagnes publicitaires pour se redonner une nouvelle image, les dysfonctionnements provoqués notamment par l’insuffisance d’effectifs dans les UAC peuvent annihiler les efforts commerciaux, le meilleur exemple en la matière étant celui des prêts immobiliers.
AGENCES HABITAT
La Direction lance ce projet en se fondant sur les constats suivants :
La Direction envisage la création d'une quinzaine d'agences "Habitat" sur le territoire national, (surtout pour les villes de plus de 150.000 Habitants), pilotées par une structure nationale.
Ces agences "Habitat" seront dotées d'une structure de 5 personnes (1 responsable, 4 commerciaux) implantées, de préférence, à proximité d'une agence LCL et ouvertes du lundi au vendredi.
La Direction a indiqué que ce projet serait créateur d'emplois à hauteur de 79 ETP.
Ces agences "Habitat" seraient une réponse aux besoins des grands prescripteurs nationaux (Kaufman & Broad, Nexity, Franco-Suisse) et permettraient aux prospects d'avoir un interlocuteur unique (renseignements, prise de RDV, analyse, ouverture compte, transmission à l'USPI, vente éventuelle de tous les produits LCL). Après la conclusion de son projet, le client choisira son agence de proximité.
FO a tenu à rappeler qu'elle avait demandé, à de nombreuses reprises, de prendre des initiatives dans le domaine des prêts immobiliers et la création de ce genre de structure. Ce projet étant créateur d'emplois, FO a donné un avis favorable.
Votes : Pour - FO, CFDT, CFTC, SNB - Abstention : CGT
ORIENTATIONS FORMATION LCL 2006
2006 et 2007 sont les années de déploiement du projet Crescendo.
Les principaux axes de formation seront les suivants :
Pour FO, il est clair que derrière cette volonté affichée de conquête, les conditions de travail et tout particulièrement l'adéquation des effectifs à la charge de travail seront les conditions "sine qua non" de la réussite du nouveau projet d’entreprise.
PLAN EPARGNE ENTREPRISE
A l'occasion de la modification des règlements du Plan Epargne Groupe (PEG) et du Plan Epargne Entreprise (PEE), la Direction a indiqué qu'elle allait supprimer le surabondement attribué sur le PEG.
Ainsi, l'abondement sera plafonné à 305 € pour l'ensemble des versements. La Direction a tenu à préciser que l'abondement était une spécificité LCL dans le groupe CASA.
Pour FO, il s’agit donc une harmonisation par le bas. Nous avons demandé à la Direction si cette économie serait compensée au plan de la masse salariale, ce qui permettrait d’augmenter de manière plus conséquente les salaires en fin d'année. Nous n’avons pas obtenu de réponse…
CONSULTATION SUR LE PROJET DE PRERETRAITES
FO
a effectué la déclaration suivante :" En 2001, FO avait été signataire de l'accord préretraites CATS, sachant que celui-ci concernait l'ensemble de la population salariée du Crédit Lyonnais et répondait à des attentes fortes du personnel. Le seul élément différenciant étant l'âge possible de départ, mais c'était une contrainte réglementaire imposée à l'époque par le FNE et il était donc impossible de faire autrement.
Il est clair que, lorsque la Direction a commencé à annoncer qu'il existerait un nouveau plan et qu'il serait très proche de l'ancien, l'ensemble des salariés LCL a pu penser qu'il pourrait alors être concerné.
Une négociation s'est alors ouverte où, dès le départ, la Direction a indiqué que certains salariés ne seraient en aucune manière concernés. Malgré cela, FO a pleinement participé aux négociations pour tenter de trouver une solution non discriminatoire envers l'ensemble de la population salariée LCL. FO prend acte que des avancées ont été effectuées pendant ces mois de négociation, tout en déplorant que les salariés concernés n'auront plus de lien juridique avec l'entreprise, du fait de la rupture du contrat de travail.
Mais, il n'en demeure pas moins que la population LCL concernée se trouve divisée en 4 catégories :
1° - les salariés de la DSCF et les ex-DSCF reconvertis depuis 1994 qui pourront quitter LCL à 56 ans,
2° - les salariés des Fonctions Centrales qui pourront partir eux à 57 ans,
3° - les guichetiers et les conseillers d'accueil qui pourront s'en aller à 58 ans,
4° - pour finir, les salariés qui n'auront droit à rien et qui devront attendre 60 ans, voire plus pour partir en retraite.
Il est clair que pour FO, les populations éligibles à ce projet d'accord le méritent amplement, mais pourquoi autant d'exclus ? Car, sans l'ombre d'un doute, ces exclus méritaient autant que les autres de pouvoir profiter des préretraites ! Il s'agit tout simplement d'une discrimination et le constat que l'égalité, principe de notre République, est battu en brèche par une telle mesure arbitraire.
De plus, après un tel constat, comment oser parler de cohésion d'entreprise ?
Par ailleurs, la situation financière, la problématique du rajeunissement de la pyramide des âges créaient un ensemble permettant d'ouvrir à toutes et à tous le plan de préretraites.
Pour habiller cette injustice, il est envisagé des mesures salariales destinées aux seniors mais essentiellement pour ceux acceptant de transmettre leur savoir. De nombreuses entreprises ne pratiquent plus cette méthode de transmission du savoir, car elles ont constaté que cela ne fonctionnait pas et se révélait donc improductif.
Comment, dès lors, cautionner et signer un tel accord? Comment avaliser une telle injustice ?
Une organisation syndicale représente l'ensemble de la population salariée de l'entreprise. FO aurait du mal à comprendre qu'une ou des OS acceptent de laisser de nombreux salariés en chemin !
D'autant que, comme l'indique la Direction depuis mi-2004, elle peut faire sans la signature d'une seule organisation syndicale ? Comprenne qui pourra ?
FO, représentant l'ensemble des salariés de l'entreprise, ne validera pas ce déni de justice, cette division du personnel, cette profonde inégalité.
Les 1500 pétitions que nous vous avons fournies tout à l'heure, et qui continuent à nous parvenir, en sont indiscutablement la preuve.
Nous demandons une nouvelle fois à la Direction de prendre en considération la demande des salariés et de préparer, dès maintenant, un avenant permettant d'ouvrir ce dispositif à tous. Dans l'immédiat FO votera contre ce projet."
Votes : Contre : FO, CFTC, CGT - Pour : CFDT - La CGT n'a pas pris par au vote.
ACCORD DE MISE EN ŒUVRE DE L'ACCORD PROFESSIONNEL SUR LES RETRAITES BANCAIRES
Cet accord modifie les dispositions relatives au complément bancaire de l'accord de 1993 et prévoit la transformation de ce complément bancaire en capital en vue de son versement sous forme de rente viagère. L’accord signé en Février 2005 à l’AFB stipule que les caisses de retraite devront verser les cotisations payées par les salariés actifs à un organisme assureur. LCL a choisi un organisme assureur du Groupe CASA : PREDICA.
PREDICA sera donc chargé de la gestion des sommes représentatives des compléments bancaires, et devra assurer le paiement des rentes viagères (si la rente est supérieure à 1.200 €/an, sinon elle versera un capital au moment de la liquidation de la retraite).
Vote - Pour : FO, CFTC, SNB - Abstention : CFDT - La CGT n'a pas pris par au vote.
DIVERS
Chaque année, les Organisations Syndicales organisent un séminaire national de formation regroupant une grande partie de leurs délégués de l'ensemble du territoire métropolitain. A cette occasion, le remboursement des frais de transport est effectué par le Comité Central d'Entreprise sur présentation de justificatifs SNCF.
La CFDT a décidé cette année de se rendre en Tunisie. Or, le règlement actuel du CCE ne permet pas de rembourser ce type de frais. Il fallait donc contourner le règlement.
Sur proposition d’une Organisation Syndicale, le principe d’une dérogation a été soumis au vote des élus : celle-ci consiste à rembourser les militants CFDT sur la base d’un voyage en train alors que ceux-ci prennent (et pour cause) l’avion.
Pour FO, il n’y a pas de jugement de valeur à porter sur le fait d’organiser un séminaire national en Tunisie. Toutefois, le respect du règlement élaboré en commun avec les autres Organisations Syndicales nous semblait un préalable. Ceci est d'autant plus vrai qu’un déplacement de ce type se prépare à l’avance. Il eût été plus orthodoxe de saisir le CCE avant de valider une telle modification des règles.
Vous partagez nos idées ?
Soutenez-nous : Adhérez à FO Banque LCL !