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CCE du 12 octobre 2006 en PDF
RÉORGANISATION DU RÉSEAU : POURQUOI TANT DE PRECIPITATION ?
12 octobre : ultime séance d’information au CCE sur le projet de réorganisation du réseau et de la Banque Privée en présence de Christian DUVILLET, Directeur Général.
En préambule et répondant aux interrogations et revendications, notre DRH, a tenu à rappeler les engagements au plan de la gestion des salariés:
- Pas de mobilité contrainte,
- Volonté de rapprochement (autant que faire se peut) des salariés de leur lieu de domicile,
Accompagnement des managers au cas par cas,- Maintien de la rémunération antérieure en cas de changement de poste,
- Toute augmentation de responsabilités entraînera une augmentation de la rémunération,
- Programme de formation de grande ampleur (budget : +34%).

Avant cette réunion, FO avait adressé à la Direction Générale, une liste de questions, de demandes de précisions pour lesquelles elle n'avait pas obtenu réponse lors des précédentes séances.
Par écrit, la Direction a répondu point par point. Malheureusement, si certaines réponses nous ont éclairés, il n'en demeure pas moins que la plupart, parcellaires voire évasives, n'ont eu pour effet que d'en susciter d'autres.
Nous ne les détaillerons pas toutes, la place nous manquerait, mais pour votre information, citons en quelques unes :
- Comment va se faire le passage des agences de 2 à 3 salariés ?
- Quels seront les contours des postes ainsi crées ?
- Où ira t'on chercher ces effectifs supplémentaires ?
- Le dimensionnement de l'équipe volante a été vu au plan quantitatif ?
- A t'on bien envisagé l'aspect qualitatif compte tenu des différents postes tenus par les équipiers volants ?
- Ne risque t'on pas de se priver de compétences ?
- Le réseau pourra t'il fonctionner de façon optimale ?
- Est-il prévu un re-dimensionnement des postes de conseillers ?
- Les notions de portefeuilles "Etudiant", "Fidélisateur", "Développeur" etc.. sont elles toujours d'actualité ?
- On parle de rapport 75/25 entre back office et front office : a t'on fait également une évaluation du rapport de la charge de travail des commerciaux entre la vente proprement dite et les traitements administratifs qui leur incombent ?
- Le maillage des pôles Banque Privée n'est il pas réducteur ?
- Ne risque t'on pas de se priver d'un atout commercial et d'un potentiel de PNB ?
- La création de ces pôles Banques Privée aura t'elle une conséquence sur la taille des portefeuilles des conseillers patrimoniaux actuels ?>
- Dans ce cas, comment a t'on envisagé la notion de taille critique ?
- Quelles sont les perspectives de carrière pour les 425 salariés qui n'auront pas de poste, ainsi ceux qui sont recensés dans les "renforts réseau" (spécificité " Ile de France")?
- Quelles sont les véritables responsabilités des adjoints commerciaux des DGA : ont ils une autorité hiérarchique sur l'agence principale, sur les agences de proximité ?
- Qui remplace le DA en cas d'absence (le DGA, l'adjoint commercial, l'adjoint de fonctionnement) ?
- Comment sont réparties les délégations ?
Comme vous pouvez le constater, il ne s'agit pas de points de détail !
Ces zones d'ombre (et combien d'autres ?) risquent de conditionner sérieusement la vie de chacun d'entre vous.
Qui plus est, les autres organisations syndicales n'ont pas eu de réponse à toutes leurs interrogations :
- CFDT
- Pourquoi nous présente t'on en CCE un effectif cible à fin 2009 et que les instances locales (CE, CHSCT) disposent, elles, de chiffres au 1/1/2007 ?
- Pourquoi l'effectif reste stable alors que l'on prévoit la création de 40 agences par an à 3 personnes soit 360 nouveaux postes ?
- Ne serait pas plutôt un projet productiviste ?
- SNB
- Comment seront compensées les indemnités des équipiers volants qui vont être sédentarisés ?
- Qu'a prévu la Direction pour cette population "oubliée du partage" ?
- CGT
- Le programme de dérivation d'appels est il abandonné ?
- Quel est le devenir des télé conseillers ?
- Est il prévu des passerelles entre le réseau BAP et les ACL ?
- Quel va être le contour du poste de conseiller d'accueil ?
Cette absence de lisibilité justifie pleinement, l'analyse et l’éclairage d’un expert, trop de choses sont en jeu. C’est l’avenir de LCL et de vos conditions de travail qui sont en jeu !
Au vrai, répétons-le, pour FO ce projet présente dans ses objectifs des points positifs : plus de proximité, plus de délégations, une volonté de développement du fonds de commerce. De plus, nous comprenons l’impatience des salariés quant à leur devenir mais cela n’est pas une raison pour bâcler un tel dossier et précipiter la consultation du CCE !
Comment comprendre l’attitude de certains (SNB et CFDT) qui ont fustigé en CCE le manque de réponses aux questions et de lisibilité sur la mise en place du projet mais qui, dans le même temps, ont refusé une expertise et signé un chèque en blanc en acceptant de se prononcer.
FO, pour sa part, refuse de souscrire à ce type de bienveillance, et avant d’émettre un avis (qui aurait pu être positif sur les grands principes du projet), pense qu’il est indispensable de savoir où l’on va, avec qui et comment !
On n’achète pas une maison sans en connaître les plans ! Votes (hélas) : Refus de vote : FO - Contre : SNB, CFDT, CGT - Abstention : CFTC
Projet d'évolution du dispositif commercial de la DMEI (Marché Entreprises)
Il s'agit, dans la continuité des objectifs "Crescendo" (et à l'instar du projet de la BAP), de :
- renforcer la performance et la proximité du réseau "Entreprises"
- favoriser le projet de développement (PNB +20% à fin 2010) et la "croissance durable".
Là encore, cette réorganisation s'accompagne de changements de dénominations :
les DRE deviennent des DE, les Directions Commerciales sont rebaptisées Centre d'Affaires Entreprises, le GDC renommé Attaché Commercial Entreprises et le RDC, Chargé d'Affaires Entreprises.
Cette énième réorganisation se caractérise surtout par une homogénéisation et donc un nouveau découpage des DE. Ce n'est d'ailleurs pas la seule similitude avec le projet BAP.
On note également l'allègement des contrôles, la création de postes commerciaux (par arbitrage bien sûr !).
Les principes et objectifs sont ceux de la BAP :
plus de proximité, de compétence, de responsabilité, de capacité de décision et de lisibilité dans l'organisation.
Comme nous l'avons déjà déclaré à propos du projet BAP, FO souscrit totalement à ces principes. Mais est-il nécessaire de rappeler que nous avions exprimé nos plus vives réserves lors de la mise en place de "DEFI Entreprises"…?
Consultation sur le projet d'adhésion de LCL au GIE "Attica"
Attica gère les activités production informatique Assurances (LCL-Prédica-Pacifica). Pour asseoir 2 membres au Conseil d'Administration du GIE, LCL doit payer la coquette somme de 2 millions d'Euro. (cher le fauteuil!). Dans le dossier présenté par la Direction, aucune justification économique, aucune présentation de l'activité, aucun projet industriel.
Les élus, à l'unanimité (cette fois-ci), ont refusé de "faire un chèque en blanc" à la Direction, qui a admis la nécessité de reporter cette consultation.
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