![]() | CCE DU 15 DECEMBRE 2005
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INTERVENTION DE CHRISTIAN DUVILLET DIRECTEUR GENERAL DE LCL
Le Directeur Général est venu présenter aux élus les grandes lignes de l’évolution du projet " Crescendo ", expliquer le pourquoi du nouvel organigramme de LCL et détailler les lignes stratégiques à l’entrée de 2006.
En préambule, il a fait part de son attachement à définir un dialogue " moderne, construit et organisé ".
Il a structuré son intervention en trois sujets :
Selon la direction, Dans un marché actif, LCL est en deçà de ses principaux concurrents, BNP et SG. En effet, tant sur le plan de l’évolution des encours de crédits globaux que sur celui des prêts habitat, LCL est " décroché " de 2%. La situation n’est pas meilleure quant à l’évolution du PNB : LCL réalise une croissance de PNB de 2,4% alors que la BNP affiche 5% et la SG 4%.
Cependant, le Directeur a tenu à souligner que le rythme de développement de ces trois derniers mois laisse entrevoir une amélioration sensible des performances.
Il a précisé que cette dynamique récente doit être portée au crédit de la campagne publicitaire, de la mise en œuvre des premières actions du projet (ICI, opérations " coup de poing ").
2) Le nouvel organigramme de LCL
Sans rappeler les informations qui ont pu être diffusées par ailleurs, précisons toutefois que Mr. DUVILLET a réaffirmé les décisions prises lors de la Convention de Nice : la création de 4 lignes métiers, en insistant sur l’importance que doit prendre le métier de l’Assurance, la nécessité de " redonner du lustre " à la Gestion Privée, l’exigence de reconquête sur la marché Entreprises (et notamment les PME), et le besoin, au plan économique, d’alimenter une Banque des Flux qui doit devenir le leader en France des Moyens de Paiement.
3) Les lignes stratégiques
Pour la direction, l’objectif affiché est, par une stratégie de conquête et de développement, de faire " re décoller " LCL.
L’appartenance au Groupe Crédit Agricole qui, contrairement à ses principaux concurrents, n’est pas " opéable ", confère à notre entreprise la pérennité et l’autonomie de son réseau.
Concernant les relations LCL/Crédit Agricole, le Directeur Général a confirmé le choix de faire vivre les 2 marques avec des positionnements et des clientèles différents.
Le but avoué est d’additionner les deux parts de marché, en utilisant les atouts d’être filiale d’un groupe. Ceci permet la mise en commun de moyens (assurances de PREDICA, par exemple).
L’accent sera mis également sur la recherche d’une meilleure attractivité de la marque LCL, par une augmentation sensible du budget publicitaire (10 millions €) et un " relookage " des agences.
Enfin, il est prévu un accompagnement des points de vente par un effort de compétitivité vis à vis de la concurrence grâce à la mise en œuvre de processus améliorés et une action commerciale sur 10 lignes de produits prioritaires.
Le Directeur Général a souhaité plus de souplesse dans le fonctionnement du dispositif (moyens de décision).
Il a conclu son exposé en faisant part de son attachement au respect de la culture de l’entreprise et surtout en précisant que si LCL retrouve un rythme de développement, cela induira de la création de valeur. Ces fruits de l’expansion devront être répartis et ce, par ordre de priorité entre : les salariés, l’entreprise et, en dernier lieu, les actionnaires.
FO a tenu à souligner l’importance qu’elle attache à la présence, devant les élus, du Directeur Général et souhaité que celui-ci puisse rééditer ceci chaque fois que cela s’avérera nécessaire.
L’exposé de Mr. DUVILLET a été riche en informations. Cependant nous lui avons rappelé le jugement que nous portions sur le projet " Crescendo " : même si nous estimons l’aspect positif que revêt la pérennisation de notre maison, il n’en demeure pas moins vrai que les moyens humains sont bien insuffisants eu égard aux objectifs recherchés.
Nous avons également appelé son attention sur la dégradation des conditions de travail des salariés et sur le mal-être généré par le stress, la pression. Nous avons ajouté que cette course effrénée aux résultats vient souvent en contradiction avec les règles élémentaires de déontologie, conduisant les salariés au risque d’être sanctionnés pour faute professionnelle.
A cet égard, nous lui avons fait part de notre désir de voir stopper les manières excessives de certains managers. En réponse, il a précisé qu’une formation était en cours de diffusion et, surtout, qu’il prônait un management communicant et participatif. Pour lui:" c’est la compétence et non les barrettes qui fait l’autorité, et on obtient plus par l’adhésion ".
Voilà des mots dont certains feraient bien de s’inspirer…. !
En résumé, Christian DUVILLET estime qu’au plan social, les valeurs à respecter sont : l’accomplissement des femmes et des hommes au sein de l’entreprise, le respect de sa culture, la promotion des salariés et le sens des responsabilités.
Nous l’avons interrogé également sur l’évolution des structures (DE, DPP, UC) et des fonctions qui y sont attachées (RUC, RAS). Une réflexion est en cours sur la redéfinition du contenu des métiers. Le Directeur Général souhaite la " réhabilitation de la notion d’agence " et a demandé que la part collective des CSV soit revue à la hausse.
Pour le back office, il a tenu à souligner également la qualité de l’organisation et l’aspect novateur du projet " OXYGEN ". Il compte d’ailleurs sur l’amélioration de la rapidité des processus pour réfléchir à la mise en commun de moyens au sein du Groupe, mais n’est pas favorable au principe de " grandes usines ".
Concernant la politique de recrutement, les critères d’embauche (minimum BAC+2) ne seront pas changés. Par contre, la promotion interne sera prise en compte et le choix d’engager des salariés en contrat de professionnalisation sera maintenu voire amplifié.
Ce choix s’explique parce qu’il permet une fidélisation des jeunes embauchés et leur intégration à la culture d’entreprise.
De plus, Christian DUVILLET a indiqué que l’objectif était d’améliorer leur niveau de compétences et d’éviter la notion de " mercenaire " et l’évasion vers la concurrence.
En réponse à la demande des élus FO sur l’insuffisance des effectifs, le Directeur Général a réaffirmé les choix du projet " Crescendo ". L’option retenue est d’allouer des moyens supplémentaires sur l’action commerciale car la concurrence est exacerbée sur les prix.
Il est vital que LCL redevienne concurrentiel car ses tarifs sont trop élevés par rapport au marché.
De fait, les élus FO ont apprécié à sa juste valeur le changement de ton de la Direction Générale, l'esprit d'ouverture de Christian DUVILLET et la qualité de son intervention.
FO souhaite que ce climat perdure, notamment dans les prochaines négociations et dans les discussions qui vont s’ouvrir sur la délicate question des conditions de travail. Cette volonté affichée ne doit pas rester que de belles paroles mais se traduire concrètement sur le terrain.
INFORMATION SUR L’ORGANISATION DU SECTEUR IMMOBILIER & LOGISTIQUE
Dans le prolongement du nouvel organigramme de LCL, il s’agit de regrouper au sein d’une même direction trois métiers (l’immobilier, la logistique, la sécurité) logés auparavant à la Direction de la Distribution et au Secrétariat Général.
Les buts recherchés sont : cohérence et efficacité opérationnelle.
Cette nouvelle organisation n’a pas d’impact sur le dimensionnement des effectifs (201 salariés) et n’entraînera pas de changement non plus au sein de la logistique immobilier des DE.
INFORMATION SUR LE PROJET DE NUMERISATION DES CHEQUES
Ce projet dont la généralisation est programmée entre mi 2006 et mi 2007 est présenté aux élus avant la phase pilote dans des sites " test ".
Il s’agit de scanner le (ou les) chèques et le bordereau de remise au point de réception.
Les objectifs annoncés sont :
- Internaliser certaines tâches effectuées actuellement par des prestataires,
- Traiter la remise avant le crédit en compte du client,
- Supprimer les saisies (RCGV) et les ajustements comptables (en UAC),
- Améliorer le pilotage du processus,
- Réduire le risque opérationnel (perte lors de l’acheminement),
- Améliorer le service à la clientèle.
Cela se traduira par des gains en trésorerie, une réduction des coûts " prestataires " et l’allègement de la charge en UAC (80 ETP).
A la multitude de questions posées par les élus, la Direction a rétorqué que seule la phase pilote pourrait permettre de donner les éléments de réponse sachant que la consultation du CCE est prévue au printemps 2006.
RAPPORT DE LA COMMISSION EMPLOI ET ORGANISATION
Lors de la session d’Octobre, la Commission a étudié le bilan de la mise en place d ACP, les projets d’évolution de traitement dans les UAC, et les tâches qui, traitées auparavant en UAC, ont été automatisées et redéployées dans le réseau PP.
De ce rapport très dense et surtout très bien documenté, nous ne reprendrons que les principales conclusions :
L’inadéquation des effectifs à la charge de travail, les anticipations de gains de productivité, les risques de sanctions pour non-respect du code de déontologie, les changements d’organisation répétés dans les UAC et leurs conséquences néfastes, la difficulté pour les salariés de rendre un service de qualité à la clientèle.
FO a souhaité que la Direction fasse siennes ces préoccupations lors des discussions qui vont s’ouvrir sur les conditions de travail….
Rapport adopté à l’unanimité
CONSULTATION SUR LE PROJET D’ACCORD SALARIAL
Après 2 Mois et 7 séances de négociation, le texte définitif est soumis à la signature des OS.
Il est nécessaire d’en rappeler les principales mesures :
La Direction s’est félicitée de l’aboutissement de cette négociation pour laquelle 3 Organisations se sont d’ores et déjà déclarées signataires et a émis le vœu de voir les accords salariaux signés plus régulièrement que par le passé (les derniers datent de 1999 et 2002…).
En réponse, FO n’a pas manqué de rappeler que, depuis le début de l’année, elle n’a cessé de réclamer la réouverture de la NAE. Notre Organisation a aussi évoqué les séances de CCE de Septembre et d’Octobre qu’elle avait quittées, en signe de protestation devant le refus obstiné de la Direction de répondre aux légitimes revendications des salariés.
Nous avons surtout souligné la mobilisation de nos militants lors des différentes manifestations de protestation.
Nous ne referons pas ici le film de cette négociation mais disons simplement qu’il est dommageable pour les salariés que la belle unité syndicale de Juillet, puis de Septembre se soit désagrégée au fil du temps.
FO reconnaît les avancées significatives de ce projet d’accord, même si l’on est loin des premières demandes.
Faute de temps suffisant entre la remise du texte définitif et cette consultation (2 jours), il n’était pas possible, pour FO, de se positionner. En effet, pour pouvoir le faire, elle doit auparavant recueillir l’avis de ses sections. Nous n’avons donc pas participé au vote.
Votes : Favorables : SNB – CFTC – CFDT Refus de vote : FO – CGT
Toute l’équipe FO LCL vous présente
ses meilleurs vœux pour 2006