SEANCE PLENIERE DU C.C.E. DES 19 & 20/12/2000


 

CONSULTATION SUR LE PROJET D'EVOLUTION DE L'EPARGNE SALARIALE AU CREDIT LYONNAIS

La Direction a souhaité modifier le dispositif pour, selon ses dires, faire plus simple et intégrer une politique active d'actionnariat salarié.

De ce fait quatre nouveaux réceptacles d'épargne seront créés :

FORCE OUVRIERE a acté les avancées de la Direction, puisque, au 1er trimestre 2000, elle n'envisageait plus d'abondement que pour le fonds actionnariat salarié. Or, elle a finalement accédé à notre demande, pour que tous les fonds puissent bénéficier du même abondement pour la première tranche, c'est-à-dire, celle qui concerne le plus grand nombre de salariés.

Vote : Favorable : FO Défavorable : CFDT, CFTC, SNB N'a pas participé au vote : CGT

 

COMMISSION ECOFI

Le changement opéré en 2000 par la substitution de Sofinco à Cetelem pose le problème du capital de Finalion. Effectivement, 49 % de son capital sont actuellement détenus par Cetelem. Pour la Direction, il semble évident que Sofinco et le Crédit Agricole sont prêts à entrer dans le capital de Finalion.

La Direction en a profité pour rappeler que nos performances en matière de crédit conso sont loin d'être éblouissantes, et que ce partenariat avec Sofinco est une réelle chance pour Finalion et le CL. De toute manière, pour la Direction il va falloir "voir vivre" ce nouveau partenariat.

La Direction considère que les dépenses informatiques peuvent et doivent être optimisées. Il faut sortir du cycle consistant à reconduire de manière automatique les volumes annuels de dépenses. La Direction a d'ailleurs indiqué qu'une prise de conscience des équipes informatiques (MOE, MOA) était en cours. Tout cela devrait déboucher assez rapidement.

Compte tenu de la baisse des effectifs, la subvention versée par la Direction ne suffit plus à couvrir les budgets prévisionnels. Les organisations syndicales ont donc réfléchi afin de trouver des pistes d'économie. Nous ne pouvons qu'approuver les économies proposées, mais nous avons indiqué que cela n'allait pas résoudre le fond du problème. Des réformes plus importantes doivent absolument être initiées et cela bien évidemment en pensant avant tout aux besoins et aux souhaits des salariés du CL. La proposition en l'état nous semble donc très insuffisante.

Vote : Pour : CFDT, CGT, CFTC, SNB Dans les conditions actuelles, FO n'a pas pris part au vote

 

ETAT DES REALISATIONS D'ACTIFS DANS LE CADRE DES DECISIONS DE BRUXELLES

Les obligations imposées par Bruxelles (montant des cessions à réaliser, nombre de points de vente en France, taille du bilan et distribution de bénéfices) font l'objet d'un bilan. Pour les deux premiers critères, l'objectif est atteint (cession : 624 mdfs pour 620 demandés, implantation en France : 1845 PDV pour 1850 exigés).

Pour les autres critères, il faudra attendre le bilan de fin de l'année et l'assemblée générale pour les bénéfices.

 

CESSION CL CANADA ET CL UKRAINE

Pour le CL Canada, la Direction était partie sur une cession, puis une liquidation. Finalement, ce sera la cession d'une coquille contenant un déficit fiscal. Cette sortie du CL Canada permettra une plus-value (70/80 millions de Frs en partie due à la hausse du dollar canadien).

Pour le CL Ukraine, cela n'a rien à voir avec Bruxelles. Une forte concurrence et une dévaluation constante de la monnaie locale ont amené le CL a réaliser cette filiale. L'opération devrait aboutir début 2001 et sera normalement sans plus-value.

 

COMMISSION ACTIVITES SOCIALES

La Direction a annoncé la revalorisation du chèque restaurant de 36 à 40 frs à compter du 01.02.2001. Pour le chèque-vacances, la participation du CL va passer de 25 % à 45 % de l'épargne du salarié.

Au niveau des indemnités journalières, FO a demandé que l'APA adresse systématiquement l'imprimé d'avance sur IJ au salarié malade avec l'imprimé pour la CPAM. Cela est d'autant plus important que les retards constatés dans certaines CPAM peuvent aller jusqu'à plusieurs mois !

La Direction a tenu à préciser que toutes les caisses doivent considérer les holp-up comme des accidents du travail. Une déclaration doit absolument être effectuée dans les 48 h. Et la terminologie est très importante au niveau des déclarations effectuées par les médecins.

Au niveau des handicapés, la Direction se dit très engagée sur ce dossier. Dès 2001, elle devrait procéder à des embauches et assurer une meilleure gestion du personnel handicapé.

Pour le délai de carence de 3 jours lors du 3ème arrêt sur une période de 12 mois, la Direction sursoit à la retenue et cela jusqu'au 31.12.2001. D'ici là, les négociations sur la Prévoyance se dérouleront.

Vote : rapport adopté à l'unanimité

 

COMMISSION CONDITIONS DE TRAVAIL

La Direction a constaté que le volume de support papier au CL est trop important. Pour y remédier, elle se propose d'employer la technologie de la scannerisation et d'intranet. Cette nouvelle technologie ne sera évidemment pas sans conséquence et tout particulièrement au niveau social.

Pour la Direction , il est encore trop tôt pour répondre, car ce n'est qu'un projet qui ne devrait déboucher qu'en 2002. Ce processus est à lier au problème des mesures du temps nécessaire pour effectuer les tâches.

Ce système de comptage et de standardisation des temps est pour le moins "fumeux", il repose sur des critères de moyennes pour le moins empiriques. Et le but final de tout cela est toujours de justifier des moins. C'est l'application pure et simple d'un principe d'organisation industrielle.

De plus, la Direction considère que la DTSC ne doit pas coûter trop cher à la BCF, car sinon cela amoindrirait les performances commerciales.

FORCE OUVRIERE a souligné que les services de Médecine inter-entreprises ne respectaient pas les termes des contrats en matière de suivi médical et de remontée des informations au médecin coordonateur du CL. C'est ainsi que le bilan annuel montre que de nombreux salariés n'ont pas passé leur visite annuelle alors que la Direction dispose des certificats d'aptitude.

Vote : rapport adopté à l'unanimité.

 

OR2 PETITES ENTREPRISES

Sur ce marché, le CL se trouve confronté à un réel problème structurel de rentabilité. L'objectif de ce projet est double :

OR2 Petites Entreprises disposera de deux applications principales :

Des tests se dérouleront en région parisienne et en province à compter de juin 2001, pour une généralisation fin 2001. Pour la Direction, l'objectif est avant tout d'augmenter la part de marché mais seulement sur le marché rentable.

Cette réforme entraînera une diminution du nombre d'analystes, mais pour la direction leur cursus implique une orientation vers des postes de responsables de clientèle et cela ne devrait pas poser de problème. Par contre, un regroupement des analystes semble possible au niveau des DE.

D'autre part, la direction nous a indiqué que les Engagements et Risques de province vont quitter la hiérarchie de la DE, pour rejoindre la hiérarchie de la Direction des Engagements et des Risques nationale. Cela permettra une politique plus uniforme en matière de risque.

 

COMMISSION FORMATION

FORCE OUVRIERE a tenu à souligner que les plans de formation sont élaborés et mis en oeuvre à partir de remontées PPI incomplètes. La Direction a reconnu ce fait, mais a rétorqué qu'il valait mieux satisfaire d'abord les besoins ponctuels, puis après satisfaire les besoins exprimés dans les PPI. Ce constat amoindrit fortement la valeur intrinsèque de ces P.P.I.

La Direction a indiqué par ailleurs qu'il ne fallait pas "se gargariser" avec les nouvelles technologies et qu'elle se tenait prête à organiser une réunion d'information complète sur ce sujet. Pourtant, elle a reconnu qu'elle pourrait envisager l'équipement des salariés en O.I. grâce à un système de subventionnement, cela de manière à augmenter la sensibilisation des salariés à ces nouvelles technologies.!? FORCE OUVRIERE a tenu à exprimer ses craintes sur ce sujet car cela pourrait induire une formation hors temps de travail et même le risque de télé-travail.

Sur l'information de l'externalisation des modules de formation, la Direction a précisé que le CL est une entreprise qui pratique peu cette formule. Cela ne concernerait en fait que des formations très spécifiques et sans réelle valeur ajoutée.

Vote du rapport : adopté à l'unanimité

 

COMMISSION MAIN D'OEUVRE

FORCE OUVRIERE a tenu à rappeler la complexité du système, car si le nombre de critères diminue, le principe en lui-même n'évolue pas. Pour la part collective, la direction fournira plus d'informations qu'auparavant, mais sans vraiment clarifier les choses. La Direction a également indiqué qu'elle n'était jamais opposée à la révision des objectifs en fonction de problèmes ponctuels. Mais elle a précisé que les RUC pouvaient tout de même fixer des objectifs supérieurs afin de neutraliser les absences. Déroutant !

La Direction précise que son nouveau système baptisé "projet Bonus" devrait simplifier le système mais sans réellement le remettre en cause. Il n'y aura pas d'évolution de la cible. De ce fait, des salariés effectuant le même travail ne toucheront pas la RVO parce qu'ils ne sont pas cadres. Ils toucheront, suivant la Direction, des Versements de Performance. La Direction campe sur cette position pour le moins déséquilibrée.

Vote du rapport : adopté à l'unanimité

 

COMMISSION ORGANISATION

FORCE OUVRIERE est intervenue pour confirmer ses demandes au niveau des équipes volantes et cela , bien évidemment en temps que signataire de l'accord des 35 h. Sans équipes volantes, il est clair que l'on bloque le fonctionnement des unités, car c'est la seule solution pour résoudre le problème des effectifs. FORCE OUVRIERE considère ce renforcement comme un point capital du dossier et continuera à suivre son évolution sachant que la négociation n'en est encore qu'à son point de départ.

De plus, pour constituer de réelles équipes volantes, la Direction se doit de proposer des moyens adaptés et encourageants faute de quoi il y aura peu de vocation.

Au niveau de la réorganisation du réseau, la Direction a concédé que cela s'était mieux déroulé en milieu urbain qu'en secteur diffus et cela notamment pour ce qui concerne les rôles des RUC, RAS et DA.

C'est toujours à l'état de projet, d'après la Direction et elle ne dispose pas encore de vue globale. Toutefois, il semble qu'au niveau de la Gestion Privée, l'idée de l'interlocuteur unique fasse son chemin, car cela répondrait vraiment à une attente de la clientèle.

La Direction suivra le mouvement de la concurrence, sachant que ce transfert de tâches vers le client permet d'améliorer les frais généraux. De plus, toujours selon elle, la sécurité est de plus en plus importante et donc plus coûteuse, poussant à une forte automatisation des banques.

Vote du rapport : adopté à l'unanimité

 

INFORMATION SUR LES PLATES-FORMES TELEPHONIQUES / APPELS SORTANTS

La Direction indique qu'au niveau de la performance commerciale, le CL est loin d'être au maximum, car on ne gagne pas de parts de marché. Il y aurait un sérieux problème d'augmentation de la performance dans la clientèle des particuliers. En 2001, la Direction souhaite que le CL fasse une percée commerciale.

Bien qu'elle considère l'externalisation comme une régression, elle entend y recourir mais de manière modeste, car ce ne serait qu'une mesure de flexibilité ponctuelle, via les appels téléphoniques. FO a tenu à rappeler son hostilité à toute mesure d'externalisation. Effectivement, pour notre organisation, tout doit être fait pour permettre des réorientations et des reconversions, et nous avons rappelé que dans un passé récent, les EAC en avaient été la meilleure preuve.

De plus, nous avons mis en avant le fait que la Direction a cherché à consulter en catimini les CE de province sur un sujet aussi important pour l'entreprise. Finalement, la Direction a décidé d'arrêter le processus et d'organiser début 2001 une réunion d'information complète sur ce sujet en n'évacuant pas le volet des réorientations et des reconversions.


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