SEANCE PLENIERE DU C.C.E. DU 21 MARS 2000


CONSULTATION SUR L'AUGMENTATION DE CAPITAL RESERVEE AUX SALARIES

Le Conseil d'Administration du CL a décidé début mars de procéder à une augmentation de capital réservée uniquement aux salariés. Cette offre serait effectuée sur la période juin-juillet 2000, avec une décote de 20 % soit au prix de 30,10 Euros.

Les salariés auront la possibilité d'y affecter l'intéressement et la participation 2000. Mais seul l'intéressement bénéficiera de l'abondement. De plus à cette occasion, les salariés pourront transférer les avoirs disponibles sur PEE (avec abondement) ou indisponibles pendant plus de 2 ans (sans abondement).

Par ailleurs, la Direction envisage une réforme de l'épargne salariale pour le 2ème semestre 2000. Les 10 fonds actuels (3 pour la participation, sept autres pour l'intéressement et la privatisation) seraient remplacés par 3 fonds : un fonds réservé à l'actionnariat, un fonds diversifié prudentiel, un fonds diversifié dynamique.

La Direction souhaitant un actionnariat salarié significatif va supprimer l'abondement pour les PEE 2 &3, réservant cet abondement uniquement à la formule actionnariat !

Comme pour la privatisation, FORCE OUVRIERE ne porte aucun jugement sur la formule d'augmentation de capital et ne peut que se féliciter de l'abondement proposé pour cette opération. Mais l'arrêt brutal de l'abondement des formules existantes et cela sans réelle information préalable constitue un réel oukase !

De plus, F.O. a rappelé à la Direction les nombreuses mésaventures rencontrées par les salariés qui avaient souscrit en son temps des Certificats d'Investissements. Pour F.O., l'abondement (plafonné par salarié sur l'année) ne doit pas se cantonner à l'actionnariat, mais à des valeurs de diversification permettant une meilleure stabilité de cette épargne.

C'est donc pourquoi FORCE OUVRIERE a demandé le maintien de l'abondement sur les PEE 2 & 3 et l'ouverture de réelles négociations sur les fusions des FCP. La Direction s'est refusée à revenir sur cette supression d'abondement prétextant des délais pour l'opération d'augmentation de capital et des problèmes de coût au niveau de l'abondement.

L'ensemble des élus de la plénière ont donc refusé de donner un avis dans l'immédiat.

 

CONSULTATION SUR LA FUSION DE BP Nord / Nord

La Direction a décidé de regrouper le marché Particuliers & Professionnels de la DE Nord avec celui du BP Nord. Selon elle, la DE nord serait trop petite pour supporter ses coûts de structures. La typologie de clientèle et les approches commerciales seraient assez homogènes.De plus, il y aurait confusion des bassins d'emplois et d'habitat entre ces 2 D.E.

Cette fusion s'opérera sans centralisation systématique des équipes à La Défense, mais en exploitant avant tout les opportunités de réduction des coûts.

Incidence sur les effectifs : - 18,2 UTP (départs en retraite, reclassement sur place, mutations)

Force Ouvrière a souligné que cette fusion était l'occasion pour la Direction de redéployer les effectifs supprimés vers le réseau commercial (où 70 postes sont actuellement vacants), mais malheureusement cela ne sera pas le cas. Une nouvelle fois, la Direction privilégie la réduction des coûts plutôt que l'augmentation du PNB. Toutefois, il est à noter que la Direction va procéder à 85 embauches sur le nouveau périmètre (CDI, CDD, CDI issus de Contrats de Qualification).

La Direction s'est d'autre part engagée à conserver certaines unités locales (ex : Rouen, Lille, Amiens) jusqu'à l'été 2001 - ce qui correspond à la fin de la 1ère partie du GAP - et même peut-être à augmenter les effectifs au niveau de la Gestion Privée. De plus, elle a précisé qu'elle n'excluait pas la création de nouvelles agences.

Il faut préciser que la Direction a apporté - au fur et à mesure de la réalisation de l'opération de fusion - des solutions de reclassement aux dossiers individuels que Force Ouvrière avait soulevés localement.

Cette fusion n'est pas neutre au niveau social (- 18,2 UTP). Elle aurait pu permettre la réaffectation de postes sur le réseau commercial ce que notre Organisation réclame maintenant depuis de nombreuses années. Au-delà, cette fusion n'est-elle pas l'amorce d'autres fusions à venir, surtout au vu des arguments proposés à l'époque de la création de ces DE (structures soi-disant stables) ? La légèreté des arguments fournis pour cette nouvelle concentration ne peut que donner de nombreuses appréhensions !

Vote : contre unanimité des O.S.


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