INFORMATION SUR LE PROJET OCTAVE
La Direction a commencé par rappeler les objectifs de ce projet :
Dispositif envisagé :
Création de Centres de Services Multicanaux : traitement immédiat de la majorité des instructions et demandes adressées par la clientèle.
Regroupement de plate-forme d'analyse et de traitement du courrier, plate-forme téléphonique et SVP, E-Mail Center.
Unités Spécialisées : traitement des opérations plus complexes. Elles seraient constituées par marché (P./P., PME, Grandes Entreprises) mais en recherchant la taille critique.
Une cellule spécialisée serait créée pour traiter les recherches-renseignements dans chaque unité spécialisée.
Mise en œuvre
Cela provoquera des déplacements d'activités, des regroupements de sites, précédés de tests terrain.
Un recensement des compétences en DTSC sera effectué avec pour objectif de qualifier et quantifier les possibilités d'orientation des salariés DTSC.
Dans ce cadre la Direction prévoit pour 2001 :
D'autre part, des opportunités immobilières suivant la Direction vont provoquer des regroupements de sites (ABI-Nanterre-Pleyel à Nanterre-Pleyel, Lille-Roubaix à Roubaix, Bercy-Clichy à Clichy, UNGPI-Montgallet à Nanterre)
Pour Force Ouvrière, ces informations laissent entendre que dans les mois à venir de nombreux bouleversements vont se produire au niveau de la DTSC. Quid des UAC à faible effectif compte tenu de l'argument de la taille critique ? Quelles conséquences pour les salariés ayant déjà un important trajet domicile-travail ? De plus, l'ensemble de ce projet ne sera pas neutre au niveau social, combien d'emplois supprimés ? Quelles possibilités de reconversion ?
De plus, cette information n'est qu'un point d'étape, il n'empêche qu'elle enclenche une véritable machine à angoisse ! C'est pourquoi, F.O. a demandé à la Direction qu'elle apporte le plus rapidement possible une information complète sur ce projet afin que les salariés n'apprennent pas par des bruits de couloir des nouvelles alarmante, peut-être erronées !
INFORMATION SUR L'EVOLUTION ACCUEIL-SERVICE
Les décrets sécuritaires pris par les pouvoirs publics, suite aux aggressions envers les convoyeurs de fonds, compliquent l'organisation et la gestion des Points de Vente. De plus, ils nécessitent des investissements lourds.
La Direction envisage donc :
Encore une fois, cette évolution ne sera pas neutre d'un point de vue social, même si la pyramide des âges des salariés Accueil-Services laisse apparaître des sorties importantes et croissantes à compter de 2003.
De plus, la Direction a précisé que la durée de déploiement serait d'environ 4 ans, accompagnée d'une évolution culturelle des salariés avec une formation complémentaire sur les automates et sur le concept "accueil-service".
Pour Force Ouvrière, il est clair que l'on ne peut lésiner sur la sécurité, tant pour nos collègues que pour les transporteurs de fonds. Il n'en demeure pas moins que ce projet induit des suppressions d'emplois qui ne sont absolument pas quantifiées pour l'heure. Des informations complémentaires et plus précises s'imposent afin que les conséquences sociales puissent être appréhendées et les possibilités de reconversion précisées.
INFORMATION SUR LE PROJET ACP
Pour rappel, les objectifs premiers de ce projet sont la croissance significative du portefeuille client, du PNB et du résultat de la banque PP. au travers de 4 axes :
Premières avancées concrètes en 2001 :
Pour Force Ouvrière, ce projet aura de nouveau des conséquences au niveau de l'emploi, et tout particulièrement au niveau des conseillers Grand Public. Si le projet des plates-formes est créateur d'emplois, il n'en demeure pas moins qu'il sera alimenté par des suppressions sur d'autres sites.
Les conséquences pour les salariés risquent donc d'être très importantes et cela surtout du point de vue de la localisation du lieu de travail.
D'autre part, ce projet risque de provoquer une redistribution de la clientèle. Car on retirera les clients gérés aux conseillers pour les confier aux G.P., qui eux devront suivre la totalité des opérations (épargne comme crédit), ce qui n'en fera plus des spécialistes mais des généralistes. Des fonds de commerce clientèle Grand Public par U.C. sont envisagés avec de nouvelles conséquences au niveau social !
Les tests en cours semblent toutefois montrer que la Direction devra se montrer prudente en différenciant bien les grandes métropoles du secteur diffus, mais saura-t-elle tenir compte des expériences malheureuses du passé ?
PROBLEMATIQUE EMPLOI 2001
A fin 2000, l'effectif payé au CL était de 28.701 UTP en retrait de 540 UTP par rapport à fin 1999, soit moins 1,8 %. Cette réduction se répartit pour la moitié en DTSC, et environ un tiers en BCF.
Le CL a recruté 994 UTP en 2000, 668 CDI et 326 CDD.
Pour 2001, il est envisagé 650 départs naturels, 228 départs par l'effet des plans et dispositifs des années précédentes, 50 départs par aide à la mobilité externe, 260 départs dans le cadre du dispositif de préretraite contre embauche. Il y aurait 700 embauches et un effet emploi de 150 UTP par les retours de temps partiel.
Au global, 2001 verrait une nouvelle fois un recul des effectifs de 338 UTP.
Force Ouvrière reste inquiète sur l'utilisation faite par la Direction des embauches en CDD, et leur gestion. De plus, nous sommes intervenus pour demander que le programme d'embauche soit accéléré et notamment en Ile-de-France où de nombreuses démissions détériorent les conditions de travail dans le réseau.
MESURES SALARIALES DEBUT 2001
F.O., comme l'ensemble des organisations syndicales, a tenu à réaffirmer à la Direction le profond mécontentement des salariés face aux pseudo mesures salariales du début d'année.
Une fois de plus, la Direction s'est dite réservée sur des mesures salariales générales, et persiste dans sa volonté de privilégier des mesures individuelles, en se retranchant derrière le fait que le CL vit des années particulières et décisives pour son avenir. De plus, la Direction lie encore une fois les salaires à l'intéressement et à la participation.
Pour F.O., il s'agit de mesures à deux vitesses, mais qui ne sont pas neutres. Effectivement, de nombreux salariés restent sur le carreau et n'ont pour ainsi dire eu aucune augmentation depuis plus de 10 ans. Cette situation est difficilement acceptable surtout quand ces mêmes salariés peuvent apprendre dans la presse que certains dirigeants du CL eux obtiennent de substantielles augmentations.
FO revendique des mesures salariales pérennes plus en rapport avec les nouveaux résultats du CL.
PRESENTATION DU BUDGET 2001 DU CL
C'est avec un grand étonnement que le CCE a pu apprendre de la Direction que l'élaboration du budget part de la base et remonte à la DG. Chaque salarié pourra méditer sur cette déclaration !
Toutefois, la Direction juge ce budget tendu et ambitieux, précisant que les performances de la Banque P./P. sont essentielles au niveau du jugement de la clientèle comme des actionnaires.
Selon elle, ce budget doit être l'occasion de reprendre notre marche en avant et de rompre les années de stagnation que nous venons de connaître, en inversant la tendance.
Il présente un programme d'économies à réaliser, la Direction soulignant qu'il est vital de contrôler nos prix de revient, allant même jusqu'à indiquer que les économies sont la condition de l'expansion.
Pour F.O., il est clair que les salariés sont très au courant des économies, et ce n'est pas un vain mot, surtout quand ils regardent leurs fiches de paie !
De plus, la Direction a affirmé que les objectifs commerciaux seront à réaliser sur 12 mois (l'impact Euro étant peu important fin 2001 ) et non sur 10 mois comme certaines hiérarchies le laissent entendre
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