![]() | SEANCE PLENIERE
C.E. SIEGE & ANNEXES DU 17 DECEMBRE 2002 |
A propos de l’éventuel rapprochement Crédit Lyonnais - Crédit Agricole, nous avons déclaré :
" Nous réitérons notre demande de maintien de tous les emplois, en France comme à l’étranger. Les sommes mises en jeu par les différents intervenants pour la prise de contrôle du Crédit Lyonnais, ne peuvent que nous conforter dans notre demande "
TRANSFERT D’ACTIVITES DU BACK-OFFICE DE LONDRES A PARIS – M. Auberger, Mme Studer
La direction a décidé de transférer le back-office de CLUK vers Paris. Ce back-office, aujourd’hui composé de 40 personnes à Londres, traite les crédits documentaires, garanties internationales, financements structurés, paiements et réconciliations nostri y afférents. Le but est d’économiser sur les coûts de fonctionnements. Entre les frais de locaux et de personnel la direction économiserait 1 million d’euros par an.
A Paris, l’équipe serait composée de 40 personnes pour traiter les mêmes opérations dans les mêmes conditions qu’à Londres , 4 personnes resteraient à Londres pour constituer le " Middle office " , le responsable actuel du back office prendrait en charge le back-office de Paris.
La couverture des postes à Paris se ferait en priorité par appel à des candidatures internes en provenance des back-offices de Bercy (DFIO-DDO), de la DTSC, dans les back-offices de la DMC et de la DFG et auprès de volontaires de Londres. Aujourd’hui 23 personnes seraient volontaires dont 4 du back office de Londres, 16 de la DFIO-DDO, et 2 d’autres directions. Nous avons également soulevé des questions que se posent les " volontaires ". M. Auberger nous dit que le responsable du back-office de Londres M. Harasse peut tout à fait y répondre.
Nous avons rappelé à la direction qu’à la DFIO-DDO, les effectifs sont toujours à découvert, qu’aux crédocs et aux garanties, le personnel a massivement signé une pétition réclamant notamment du personnel supplémentaire et une revalorisation des salaires. Pour notre part, la seule solution c’est l’embauche pour remédier aux problèmes existants et pour remplacer les volontaires de l’éventuel back office qui traitera les opérations de Londres.
Les collègues de Londres s’ils souhaitent intégrer l’équipe de Paris devront démissionner du CL UK pour se faire embaucher par le CL France. Pour tous ceux qui ne le souhaiteraient pas, M. Auberger parle de mouvement en interne à Londres, pour les autres la direction ne leur offre comme perspective que le licenciement ce que nous condamnons évidemment. Nous demandons le maintien de l’emploi que ce soit à Londres ou à Paris.
La direction nous a présenté ce projet, mais dans le contexte éventuel de fusion de BFI avec le Crédit Agricole Indosuez, sera-t-il maintenu ?
EVOLUTION DE LA DIRECTION DES ACHATS– M Laude
M. Laude est venu recueillir l’avis du CE sur la suppression du secteur approvisionnements avis qu’il n’avait d’ailleurs pas sollicité initialement. Il dit qu’il devient indispensable de rapprocher " les quelques approvisionneurs " des responsables achats correspondants. En fait, très peu d’approvisionneurs deviendront assistants acheteurs, la majorité des postes étant supprimée et les gens reclassés s’ils ne peuvent choisir une préretraite. Les effectifs passeront de 115 UTP en 2001 à 101 utp fin 2003 (et non 215 UTP comme nous l’avions écrit par erreur dans le dernier compte-rendu).
Le vote du CE a donc été négatif à l’unanimité. De plus d’autres menaces pèsent sur la Direction des Achats : le fait qu’Olivier Lambert chapeaute maintenant également la DIL laisse présager une fusion des deux directions, sur laquelle la hiérarchie ne veut pas s’exprimer. Et, dans le cadre d’un rapprochement Crédit Agricole et Crédit Lyonnais, " le En Direct " du 16/12/02 annonce la " mutualisation " des achats centralisés des deux banques. Alors, d’autres restructurations sont à venir qui demandent notre vigilance.
HEURES SUPPLEMENTAIRES POUR 2003 – M Le Goff
La direction prévoit 20 758 heures pour 2003 contre 17 760 heures pour 2002. C’est la DSTI (Direction des Services et Traitements Informatiques) qui demande plus de la moitié de ce total.
En fait, cela donne une vision très réductrice des dépassements d’horaires qui se matérialisent aussi dans les crédits d’heures des secteurs en horaires variables et dans le temps de travail des cadres autonomes. A l’unanimité, tous les délégués présents ont voté contre.
Nous sommes persuadés que le manque d’effectif se fait sentir un peu partout et que la solution est le renforcement des effectifs.
PLAN DE FORMATION POUR 2003 – MM Veru et Potard
141 080 heures sont programmées soit un recul de 1,4 % par rapport à 2002. Les deux tiers seront consacrés aux formations " métiers ", un tiers aux formations dites transverses (bureautique, langues, connaissance du CL, etc..).
Mais l’accès à la formation reste inégal suivant le niveau hiérarchique et l’âge, entre autres. De plus, le manque d’effectif entraîne un manque de disponibilité des collègues pour suivre une formation.
Le vote de l’ensemble de délégués a été négatif.
EVOLUTION DE L'EMPLOI ET DES QUALIFICATIONS– M Le Goff
Les statistiques portaient sur les effectifs en 2001 et les prévisions pour 2002. Cela vient tard. Au 31/12/2001, l’effectif payé dans les unités du ressort du comité siège et annexes était de 6716 salariés (2 763 techniciens, 3 953 cadres). Il y avait eu 651 embauches, 160 réintégrations (dont 72 de personnel détache), 249 démissions, 27 licenciements et 98 " ruptures de contrat ". Près de mille salariés gagnent moins de 1 500 euros nets par mois.
Sur ce sujet aussi, l’ensemble des délégués a émis un vote défavorable.
POINT SUR CL INTERIM – M Le Goff
Cela consiste à faire effectuer des missions à du personnel dont le poste est supprimé, ou la charge de travail jugée insuffisante. En 2002, cinq personnes sont retournées dans leurs unités d’origine, deux ont eu une affectation définitive, six sont entrées dans ce système.
Cela n’est pas toujours bien vécu par le personnel qui se sent fragilisé.
REMUNERATION VARIABLE A CLAE (Crédit Lyonnais à l’écoute) – MM Lavenac et Oppenheim
C’est un système basé sur les ventes effectuées par le personnel de ce secteur à partir des contacts téléphoniques. Les modifications par rapport à l’existant sont marginales.
Le problème reste que ce type de rémunération est aléatoire et qu’il est bien sûr préférable que tout le salaire soit fixe.
A propos des conditions de travail à la plateforme, il a été rappelé l’importance de l’audiogramme avant la prise de poste et ensuite systématique tous les deux ans pour détecter tout problème auditif risquant d’être aggravé par cette activité.
PROCHAINE REUNION : MARDI 21 JANVIER 2003