CREDIT LYONNAIS / CREDIT AGRICOLE
FO SEULE A FAIT RECULER LE CECEI


le 2 juin 2003



 

Un rappel chronologique s’impose :

Dès cette époque, FO s’oppose à tout projet de démembrement ou de simple fusion du C.L. avec un autre établissement et demande au Ministre des Finances de l’époque (M. Strauss-Kahn) de prendre avant tout en considération le volet social de ce dossier.

Il fallait avant tout, laisser au C.L. le temps de se redresser, afin le moment venu, s’il devait y avoir rapprochement, d’être en position de discuter - d’égal à égal - avec son futur repreneur.

Car nous ne nous leurrions pas : les concentrations bancaires allaient un jour ou l’autre rendre le C.L. " opéable ". En résumé, ce dont avaient besoin le C.L. et ses salariés, c’était de préserver l’indépendance de l’établissement le plus longtemps possible.

 

Le ministre privatise le C.L. en mettant en place un GAP pour permettre au C.L, de préserver son indépendance et d’imposer à ses futurs repreneurs la mise en œuvre des projets industriels et non uniquement boursiers.

 

Si le Gap a réussi à vivre bon gré mal gré, il a eu l’avantage d’éloigner dans un premier temps certains prédateurs comme la Société Générale ou la BNP qui ont été obligés d’aller chercher leur participation au sein du capital, sur le marché boursier, à un prix plus prohibitif que les membres du GAP.

 

Alors que depuis de nombreux mois, F.O. était intervenue pour mettre en garde le Ministre de l’Economie contre une sortie houleuse de ce GAP, le 22 Novembre, au mépris du Personnel et de toute considération sociale et uniquement pour des raisons financières, le Ministre des Finances vend en catimini les 11% de l’état aux enchères, à la BNP. La guerre est lancée :

le mois de Novembre sera le mois de toutes les craintes, mais surtout de toutes les folies boursières, la BNP et le Crédit Agricole se battant à coup de millions pour acquérir un maximum de titres C.L..

Cette période nous laissera un goût amer. Que de millions dilapidés, alors que dans le même temps les mesures salariales sont absentes depuis plusieurs années !

Sans parler de l’amortissement (goodwill) d’un investissement à un tel prix (56€ par action) ?

FO condamne alors un projet de rapprochement BNP / CL qui pourrait entraîner plus de 10000 suppressions de postes.

 

La bataille boursière prend fin, le C.A. lance officiellement une OPA au prix de 56 €uros par action C.L.

 

Alors que tout le monde pensait que tout était terminé, stupeur! Le CECEI, saisi du dossier, décide d’en faire un exemple et de l’instrumentaliser pour affirmer des pouvoirs dont, à notre sens, il ne dispose pas.

Il ajoute à son étude une enquête de concurrence et recueille l’avis de ceux qui le souhaitent; une aubaine pour la BNP et autres détracteurs…

 

Le CECEI donne son aval au mariage, mais impose la cession de 85 agences et le gel de toute nouvelle implantation dans 32 départements et ce, pour des motifs très contestables d’abus de position dominante…

Pour F.O. cette décision est inadmissible :

- le personnel du C.L. ne peut être vendu au plus offrant

- le C.L. ne peut être amputé de 85 de ses points de ventes

- entre 300 et 500 emplois sont menacés !

FO n’en restera pas là…

 

Seule et contre tous, F.O. dépose un recours au Conseil d’Etat afin de faire invalider une décision totalement arbitraire.

Forte des conclusions de son avocat et persuadée que seul l’emploi des salariés du C.L. et du C.A est la priorité, (alors que bon nombre auraient souhaité le retrait de ce recours qui décale la date de clôture de l’OPA), notre organisation syndicale ira jusqu’au bout.

NOUS SERONS LES SEULS A CONTESTER LES CESSIONS D’AGENCES ET LE GEL DES OUVERTURES.

Si d’autres - tardivement - ont suivi, ce fut uniquement sur le volet consultation des instances et non sur les fermetures d’agences elles-mêmes ni les suppressions de postes.

 

Le Conseil d’Etat invalide les cessions et le gel des implantations, préservant par là même, les 500 emplois menacés.

Cette décision résulte exclusivement du recours FORCE OUVRIERE…

Mais pour F.O., si cette victoire est capitale pour le personnel du C.L. et du C.A, elle revêt également une grande importance pour l’ensemble de la profession bancaire, faisant jurisprudence pour de futurs rapprochements face au vide juridique pointé par le Conseil d’Etat. Bercy réfléchit d’ailleurs en urgence pour légiférer sur ce point dans les meilleurs délais !

 

Pour la suite du "mariage" C.L. /C.A., tout reste à faire. L’OPA se bouclant, les négociations de rapprochement vont rapidement débuter, avec en premier lieu un rapprochement BFI /CAI qui se dessine et que nous suivrons de très près car c’est là que les synergies présentées sont les plus fortes.

Mais soyez certains, qu’une fois de plus, F.O. comme elle l’a encore démontré pour combattre la décision du CECEI, mettra tout en œuvre pour défendre l’emploi et les conditions de travail des salariés.

Car à F.O., seuls les résultats concrets comptent : à vous maintenant de juger de nos résultats et de vous joindre à nous pour défendre notre entreprise, l’emploi et nos salaires.

 

Comme vous l’avez constaté une organisation syndicale peut peser et agir dans la défense de vos intérêts, alors …

ADHEREZ A F.O. !

 


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