LE GOUFFRE DU DOSSIER PRAMOUSQUIER


le 2 septembre 2003




 

PRAMOUSQUIER, superbe site de la Côte d’Azur, où le CCE dispose d’un centre de vacances à destination des CLP. C’est pour ce centre que l’ancienne équipe du CCE (CFDT-CGT) a engagé des frais " d’amélioration " de 4 millions de francs fin 2001 qui au bout du compte, pourraient coûter aux salariés 1 million d’euros, puisqu’ils sont imputés sur la subvention du CCE

Mais comment a-t-on pu en arriver là ?

Face à cette catastrophe financière, à l’ampleur de ce gouffre, cette équipe n’a pu que se résoudre à accepter un audit du CCE réalisé par l’Inspection Générale. Mais il aura fallu 11 mois pour que l’on puisse enfin discuter en séance plénière du rapport de cet audit.

Même si nous avons beaucoup de dossiers importants à traiter liés au rapprochement avec C.A. S.A., la nouvelle équipe ne peut s’exonérer de l’étude d’un dossier dont la Séance Plénière n’a eu connaissance que de façon parcellaire et en pointillé, puisque beaucoup d’éléments se découvrent au fil de l’avancée du traitement des dossiers hérités.

Rappelons donc le fond du dossier : le centre de PRAMOUSQUIER procédait tous les étés à la location de tentes pour faire face aux demandes des salariés. Cette pratique était très coûteuse et il avait été proposé d’acquérir des tentes neuves ; le coût de cette opération aurait été très rapidement amorti. Or, en fait de tentes, l’acquisition a porté sur des HLL (habitations légères de loisir) et c’est là que les problèmes ont commencé.

Le rapport de l’IG pose très concrètement les bonnes questions, sur trois niveaux différents, à savoir :

 

1° LE FOURNISSEUR CHOISI :

 

2° TENTES, MOBILHOMES, CARAVANES OU HLL ?

La commande porte sur des modèles nommés Passion (HLL). Or, après avoir fait une tentative sur Hendaye sans succès, (le secrétaire du CCE avait écrit en Novembre 2001 à la Direction que la DDE de Bayonne estimait que le modèle Passion correspondait à des HLL, interdit dans les centres de vacances…), le CCE décide malgré tout de les implanter à Pramousquier (où c’est tout aussi interdit) !

 

QUELQUES PHOTOS POUR IMAGER LES PRODUITS DE LA STE SCRALL :

Mobilhome… ? "coincé" entre l'arbre et le muret. Le tout avec des roulettes et non des roues et sur axe fixe...

2 jours après le montage : un coup de vent et plus de toit !


 

Tout est certainement dans la qualité du montage...


 

Quelques doutes sur la qualité du produit et sur sa solidité... ?

 

3° PROCEDURES & DYSFONCTIONNEMENTS :

 

Au total, la facture s’est allongée puisque faute de places disponibles dans les délais pour les salariés qui avaient réservé, il a fallu trouver des hébergements de remplacement, parfois à des prix très élevés. De plus, il a fallu payer un transporteur pour retourner les HLL chez le constructeur qui facture encore à l’heure actuelle des frais mensuels de stockage, etc…

L’audit a donc bien répertorié tous les dysfonctionnements, mais la Direction du CL n’étant pas hiérarchique sur le CCE, les inspecteurs ne pouvaient que s’en tenir à des préconisations et rien d’autre… On sait ce qu’il en est quand un commercial a une " ardoise " et un rapport d’audit à son passif (et pour des montants d’un autre niveau…).

La Direction estime aujourd’hui que les enseignements du passé ont été tirés et qu’il faut se tourner vers l’avenir. Mais, l’impasse de trésorerie est bien là dans le budget du CCE Vacances ! Et n’oublions pas que la subvention du CCE versée par la Direction, constitue un salaire différé, au même titre que les tickets restaurant …

 

Avec de tels montants de gabegie, de tels " dysfonctionnements ", il faudra bien avoir réponse à toutes les questions posées par l’audit. A suivre donc…car la lumière doit être faite afin de permettre à la nouvelle équipe de " reconstruire " un fonctionnement de CCE sur des bases saines.

 

 

 


        CREDIT LYONNAIS / CREDIT AGRICOLE        

Comme souvent dans le passé du CL, certains se sentent obligés d’annoncer des chiffres alarmants. A l’ordre du jour, les synergies prévues dans le cadre du rapprochement seraient revues à la hausse et donc source de suppressions de postes supplémentaires, (voir presse du 26/08/03).

En CCE, Dominique Ferrero, sur demande de F.O., a bien réaffirmé que les chiffres de suppressions de postes annoncées en décembre dernier lors du lancement de l’OPA (4600) étaient toujours d’actualité, et que les synergies envisagées étaient toujours de 740 millions d’Euros.

Pour F.O. si des synergies supplémentaires devaient se réaliser, elles devront être réaffectées à la défense de l’emploi des salariés des deux établissements, grâce à des moyens supplémentaires de formation pour des reclassements internes.

Aujourd’hui, le problème est déjà de protéger l’emploi des salariés concernés par les 4600 postes à supprimer sur 3 ans, qui restent à localiser. Les discussions risquent donc d’être encore longues et difficiles dans les semaines à venir.

C’est pour cela qu’un comité de concertation regroupant les représentants du Crédit Lyonnais et du Crédit Agricole va être mis en place dès le 8 septembre prochain.

Comme à leur habitude, vos représentants F.O. tant au C.L. qu’à CASA,
feront tout pour défendre vos emplois et vos conditions de travail.

Alors ne crions pas au feu avant que celui-ci ne soit déclaré, n’amplifions pas gratuitement les craintes du personnel qui vit déjà mal cette période d’incertitude, demandons des chiffres précis et vérifiés plutôt que de jouer à prêcher le faux pour savoir le vrai, et jouons notre rôle au bon moment, lorsque les salariés auront besoin de nous et qu’il faudra prendre ses responsabilités.


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