EQUIPIERS VOLANTS : ON S’ENLISE
" Ne vous en faites pas, çà s’arrange ! "


le 3 juillet 2003



C’est le satisfecit de la Direction sur les équipiers volants : " Les choses ne sont pas parfaites mais on s’améliore " ! Soyons réalistes, la réalité est beaucoup plus accablante :

Tel est aujourd’hui le réel bilan que l’on peut tirer du constat effectué au quotidien.

COMMENÇONS PAR LES EFFECTIFS :

Chacun peut le constater chaque jour : ils sont insuffisants pour permettre un bon fonctionnement au sein du réseau. On ne compte plus les postes à découvert, les ALD non remplacées. Partout, c’est le sous dimensionnement des équipes volantes pour cause de coefficient d’exploitation (entre autres bonnes raisons).

A quand des effectifs suffisants pour des équipes qui permettent de faciliter le fonctionnement de tous les points de vente ? Car si les effectifs ont bien augmenté ces trois dernières années, nous sommes encore loin du compte !

UN TOTAL MANQUE DE RECONNAISSANCE PROFESSIONNELLE ET FINANCIERE :

Trop souvent encore l’équipe volante est synonyme de punition. Combien de fois entend-on encore " si vous n’acceptez pas le poste qu’on vous propose, ce sera….l’équipe volante ! ".

Evidemment, avec de tels propos, on se rend compte de la reconnaissance du C.L. envers ce personnel totalement déconsidéré, et pourtant indispensable au fonctionnement au quotidien des agences.

A quand donc, une sortie systématique par le haut après un passage en équipe volante, à quand la réelle reconnaissance des compétences (polyvalence, disponibilité et adaptativité) de ces collaborateurs ?

Coté reconnaissance salariale, on est loin du traitement VIP :

Tel est le traitement des équipiers volants !

Si sur certaines D.E., l’on commence à parler de bonus pour les D.A. équipiers volants, à quand la généralisation ?

Une fois encore, la BPP se console et essaye de vous rassurer en répétant … " ça s’arrange ! ".

Alors un peu de patience, d’ici 10 ans vous aurez peut être droit au même traitement que les autres salariés !

Pour F.O. c’est inadmissible, la spécificité du métier, les compétences et la souplesse demandées méritent reconnaissance tant en terme financier que de respect au quotidien.

Mais le pire est d’entendre que les primes de repas doivent suffire pour compenser tous les dérangements horaires et les niveaux de salaire insuffisants. Là, c’est de la provocation, car par définition, les remboursements de frais ne font que rembourser les dépenses induites par les déplacements. Alors entendre dire que ces frais devraient également compenser les heures passées sur la route  c’est un vrai marché de dupes !

Au plan notation, à quand des équipiers volants notés rigoureusement en interrogeant l’ensemble des agences où ils circulent (une fois par an, ça ne serait peut-être pas du luxe) ?

POUR FINIR CE TABLEAU IDYLLIQUE, LES CONDITIONS DE TRAVAIL :

La aussi, c’est du dialogue de sourds : nous constatons un refus total de prendre en compte tout ou partie du temps de trajet sur le temps de travail. Alors, a contratio, que l’on nous prouve que les heures passées en voiture pour circuler entre les agences sont un loisir pour les équipiers volants !

A quand un réel décompte fiable du temps de travail des équipiers volants ???

Puisque, seuls les déplacements entre points de vente ou entre DPP et points de vente sont du temps de travail, nous encourageons chaque équipier volant à passer le matin à 9H à sa DPP prendre sa feuille de mission, là au moins son réel temps de travail sera reconnu !

 

CHAQUE MATIN PASSEZ DONC PRENDRE LE CAFE AVEC VOTRE DPP !

Idem pour le décompte annuel du temps de travail : demandez à avoir chaque semaine votre décompte ! En effet, sur certains secteurs, si vous avez tourné sur des agences ou si vous n’avez pas fait suffisamment d’heures, on vous reprendra de la RTT en fin d’année ! C’est un comble ! La confiance a ses limites. Il faut faire accepter aveuglément le décompte d’un logiciel " artisanat local ", sans contrôle ni vérification pour estimer votre temps de travail ...

Sur un autre sujet, à quand des équipiers volant disposant des nouvelles formations dans les mêmes délais que les autres salariés ?

De même, à quand des horaires d’ouvertures d’agences permettant une réelle et systématique reconnaissance des caisses par les équipiers volants ? En face, un blanc…

Pour toute réponse, la direction se contente de répéter : " NOUS ALLONS AMELIORER LES CHOSES " .

MAIS QUAND ? peut-on se demander, car ce ne sont pas les quelques éclaircissements sur les conditions d’utilisation de son véhicule personnel ou la création d’un memento des droits et devoirs remis à chaque équipier volant qui vont solutionner les problèmes, ni surtout répondre aux attentes de ces derniers.

Pour F.O. les équipiers volants, ne doivent plus être corvéables à merci et considérés par certains comme des salariés de seconde zone !

La Direction a toujours refusé " un réel statut de l’équipier volant qui n’était et ne devait être qu’une variable temporaire d’ajustement. Mais, comme toujours le temporaire dure… Et c’est maintenant un vrai métier !

 

Au vu du manque criant d’homogénéité, de l’urgence de la mise en œuvre de réelles mesures, F.O. réclame l’ouverture rapide d’une NEGOCIATION sur un réel STATUT de l’équipier volant, qui reconnaîtra enfin l’importance de ce métier au sein de la BPP. Effectifs, Salaires et Conditions de travail doivent rapidement être modifiés.


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