INDIGNE ? HONTEUX ?


le 4 juillet 2003



On est à cours de qualificatif face l’annonce que vient de faire la Direction du CL concernant le nombre de personnes éligibles cette année à la GSI (Garantie Salariale Individuelle) dans notre établissement... INDIGNE ? C’est évident. Mais HONTEUX, eu égard à la campagne de publicité actuelle (Lettre aux Actionnaires n° 15 de Juin) mettant en exergue les performances financières et commerciales :

Pour ceux qui l’auraient oublié, la GSI est, depuis la mise en œuvre de notre nouvelle convention collective (en 2000) "la voiture balai de la profession" en terme de mesure salariale.

En période de Tour de France, nous pouvons dire qu’à chaque étape de cette GSI le Crédit Lyonnais s’est distingué en faisant largement la course en tête, portant sans relâche le maillot jaune en terme d’oubli d’évolution salariale. Il n’est pas question d’aller au centenaire dans ces conditions : 3.000 salariés éligibles la première année, 500 la deuxième, 3.000 en 2002, faisait dire à notre direction qu'en 2003 il n’y aurait plus d’oubliés. On avait fait le tour (sans jeu de mot).

A croire que l’on ne prête qu’aux riches : le CL s’est encore surpassé, et ce sont encore quasiment 1.000 salariés cette année (quasiment 3% de l’effectif) qui sur les 5 dernières années n’ont pas eu au minimum 3% d’augmentation. Cela image bien les travers de la politique salariale mise en œuvre dans notre établissement ces dernières années.

A privilégier toujours plus les mesures individuelles et la partie variable du salaire, on ne compte plus les laissés pour compte et les oubliés de la redistribution des bénéfices.

Cela frise l’OBSCENITE en regard des primes et bonus que les substantiels résultats du CL et la surenchère des marchés ont permis de verser à certains.

Pour FO, la Direction du CL et maintenant CASA doivent tirer les conséquences de ce lamentable résultat. La mariée était belle, sa politique salariale n’est pas du même acabit et des moins recommandables.

Plutôt qu’une augmentation de capital réservée à ses salariés (pour ceux qui en ont les moyens), FO exige rapidement une mesure salariale générale, pérenne et significative pour cesser d’être les champions des oubliés des mesures salariales. Dans le mariage, tout le monde n’a pas eu droit au banquet, certains non seulement se serrent la ceinture, mais peuvent faire un trou de plus…

Pour FO, avant l’actionnariat salarié, il y a les salaires. Et c’est exclusivement LA FICHE DE PAYE !

Dès à présent, FO exige une réaction officielle et des engagements à rattrapage, prenant plus en considération l’élément qui fait que le CL était si attractif : SON PERSONNEL !

Si un geste fort doit être fait par notre nouvel actionnaire, gage de la volonté d’amélioration du traitement des salariés du CL et non uniquement de ses dirigeants, c’est le moment !

 

3% POUR TOUS

Cela éviterait d’autres recensements massifs de GSI

et rapprocherait les salariés du CL

au niveau de leurs nouveaux collègues !

 


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