C.E.C.E.I :
DECISION – PUNITION !
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le 13 mars 2003 |
Alors que nous pensions avoir vécu et traversé les pires moments de la vie du CREDIT LYONNAIS et que les malheurs et l’acharnement des uns et des autres à notre encontre étaient définitivement terminés, le Comité des Etablissements de Crédit et des Entreprises d’Investissement a pris une décision lourde de conséquences pour notre établissement, ce jeudi 13 mars 2003.
Consulté sur le projet de rapprochement Crédit lyonnais / Crédit Agricole, le CECEI a décidé de donner son aval à l’opération, mais en l’assortissant de conditions inadmissibles.
En effet, le CECEI exige la cession par mise aux enchères de 85 agences du Crédit Lyonnais sur 18 départements où les parts de marché excèdent 45%, ainsi qu’un gel de ses nouvelles implantations sur 2 ans dans les 32 départements où les parts de marché sont supérieures à 40%, et ce pour d’obscurs critères de concurrence.
Pour F.O. cela n’est pas admissible !
Une cession effectuée sous cette forme comprend en effet murs, fonds de commerce et Personnel.
Pour nous, les salariés ne sont pas des meubles !
De plus, cette décision, remettant en cause l’intégrité du réseau, le Crédit Lyonnais deviendrait la seule grande banque de réseau à ne pas être présente sur l’ensemble du territoire, puisque exclue de plusieurs départements (de l’ordre de 18), mettant ainsi grandement en cause ses possibilités de développement, mais à terme, de survie même.
Il faut avoir présent à l’esprit que 90 agences, c’est près de 2.500 salariés et autant d’emplois menacés (par ricochet, entreprises, UAC…) avec impossibilité de rester dans l’entreprise et reprise par une autre entité dans des conditions non assurées.
LA DELEGATION NATIONALE FORCE OUVRIERE ne peut accepter une telle décision, d’autant plus qu’elle avait mis en garde le CECEI d’un possible recours en cas de décision préjudiciable à notre établissement.
F.O. fera donc appel devant le Conseil d’Etat de cette décision du CECEI
aux conditions léonines et met grandement en danger l’avenir du Crédit Lyonnais,
sa pérennité, mais surtout les emplois de ses salariés.
