NEGOCIATION SALARIALE :

C'EST VOTRE DERNIER MOT, JEAN P... ?


14 janvier 2002



Pour les Organisations Syndicales : cela ne peut être le dernier mot !, car à l’issue d’une quatrième séance de négociation NAE, la direction a continué à avancer des améliorations, sans toujours réellement répondre à nos attentes.

En effet, même si le président nous avait souhaité " des vœux en €uros " et de " brefs moments de bonheur ", les €uros ne sont toujours pas au rendez-vous, et le bonheur ne se profile pas franchement à l’horizon dans les conditions de travail actuelles.

 

La dernière proposition se résume donc à :

400 € de prime pour tous (bien loin des 700 € de la BNP) valeur 01.01.2002

Une pérennisation de cette prime est annoncée à hauteur de :

 

Mesures applicables au 1er septembre 2002.

Si la direction a effectivement pris en compte notre demande de mesure pérenne pour l’ensemble des salariés, la date d’application et le montant nous semblent loin des mesures significatives réclamées lors des 3 précédentes séances de négociation.

En effet, ces augmentations ne représentent que 0,9% en moyenne et ne se traduiront que par une augmentation du salaire net, inférieure à 100 francs par mois pour la plupart des salariés.

Le différentiel avec les autres établissements reste encore présent, et s’ajoute au retard accumulé ces dernières années.

 

Pour reprendre les métaphores de notre président, la mariée (le CL) fait nettement moins que son futur époux potentiel (le Crédit Agricole, d’après certaines rumeurs) qui lui, prévoit une augmentation de 1,9 % des salaires.

Alors M. le Président, puisque vous êtes si soucieux de ce qui se trame chez nos concurrents, inspirez-vous en pour les salaires !

 

Sur ce chapitre d’ailleurs, notre Direction – reconnaissant enfin les difficultés rencontrées dans le réseau - (pour les UAC, on verra plus tard…), a décidé l’attribution d’une prime de 200 € pour les personnes " mobilisées fortement " par le passage à l’Euro. 5000 personnes seulement sont concernées : les RAS, les équipiers volants, les Guichetiers d’accueil.

 

Au-delà, une enveloppe à la main des Directeurs d’exploitation permettra de récompenser également quelques conseillers commerciaux et Directeurs d’agence pour leur contribution à l’effort, et ce à raison de 190 environ par Direction d’Exploitation.

Bonjour l’arbitraire ! mesures à la carte, favoritisme et individualisation. Après intervention des organisations syndicales pour associer également la DTSC, la Direction a accepté le principe d’une mesure spécifique pour certaines unités de la DTSC, à hauteur de 100 €, et ce toujours à la main de la hiérarchie (le patron de chaque UAC), et toujours à la tête du client (UB flux et liaisons échanges et UB chèques pour Paris).

Nous revoilà bien dans le cadre de mesures individuelles et non plus générales !!!

 

La direction nous a assurés de l’inverse, que les mesures seraient attribuées en fonction du travail réellement établi et non en fonction de l’humeur du moment. Idem pour les mesures individuelles déjà prévues avant les grèves : nous surveillerons donc la réelle application des propos de la DRHG sur ce point…

 

Au vu de ces différents constats, il est clair que pour ce qui est des " brefs moments de bonheur " annoncés par notre président il faudra attendre car ce ne sera pas à la vue de la paye du mois de février qui ne comportera que les 400 euros, et ce malgré notre folle " envie " et nos " désirs " les plus fous (question d’âge ? : chez les salariés, le désir ne s’émousse toujours pas !).

 

Alors pour faire évoluer les choses et répondre à nos désirs (tant au niveau des salaires que des conditions de travail et de sécurité), et pour que la journée du 2 janvier ne reste pas lettre morte :

 

 

Restons mobilisés et mobilisons les collègues qui ne l’étaient pas le 2 janvier dernier pour une grève nationale

Le 17 janvier jour du conseil d’administration du C.L.

Exigeons de nos actionnaires un plus juste partage des bénéfices de notre établissement !


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