
CREDIT LYONNAIS / CREDIT AGRICOLE
F.O. RESTERA TRES VIGILANT
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17 décembre 2002 |

Nous y sommes ! Après trois années d’échanges et de discussions nos dirigeants viennent d’annoncer le rapprochement de nos deux établissements.
Si pour le Crédit Lyonnais la menace de la BNP-PARIBAS pouvait être ainsi évitée, nous nous garderons bien de crier victoire, car le niveau de prix de l’offre nous laisse perplexes. Le niveau de rentabilité exigée (ROE de 15%) menace nos emplois, malgré les engagements à des " non-licenciements secs" pris, dès l’annonce de l’offre, par nos directions.
Si le projet industriel doit permettre de préserver l’enseigne Crédit Lyonnais et l’ensemble de son réseau et du back office, qu’adviendra t-il de certaines filiales du CL, de CASA et de CAI ? (gestion d’actifs, crédit consommation, assurances etc..)
Il a déjà été fait état de 4500 suppressions de postes pour la nouvelle entité sur les 3 prochaines années.
Pour F.O. il est important de connaître au plus vite l’intégralité de ce projet afin de pouvoir juger de la réelle capacité d’absorption de ces suppressions de postes par la nouvelle structure créée.
Nous attendons maintenant que nos directions nous expliquent et nous confirment les éléments d’ores et déjà avancés (4800 départs naturels par an sur la nouvelle entité).
De même, certaines clarifications doivent être faites sur le devenir de CAI et de BFI, le regroupement des deux se fera sous quelle forme, avec quel statut ?
Au niveau des synergies et des économies envisagées entre CASA et le CL, quelles unités et quels emplois (siéges, réseaux, informatique, back-offices, administration du personnel, services commerciaux, monétique…) pourraient être concernés.
Pour F.O. le volet emploi doit être la priorité des discussions. Les salariés de l’ensemble des établissements concernés doivent être rapidement assurés de leur avenir.
Pour terminer, Force ouvrière ne comprendrait pas que le seul message pour dynamiser les équipes des deux établissements soit une vague promesse de ne pas se faire licencier.
Il s’agit de deux entreprises en très bonne santé et cela elles doivent à leurs salariés, il ne faudrait pas l’oublier.
