QUEL AVENIR POUR LE C.L.
ET SES SALARIES ?


Paris, le 29 novembre 2002



Avant toute chose un peu d’histoire :

L’actionnariat du Crédit Lyonnais était depuis la privatisation essentiellement composé d’un Groupe d’actionnaires (un peu plus de 37%), de l’Etat (10,9%), la Société Générale (4%), le reste étant sur le marché ou détenu par les salariés (6,5%).

Une chose est certaine, en 1999, le choix des membres du GAP s’était effectué sur des critères précis :

 

Le week-end dernier, toutes ces exigences ont été balayées !

Pas d’engagements, uniquement des gros sous !

 

Aujourd’hui, les actions sont réparties comme suit :

 

C’est en reniant ses engagements, en méprisant totalement les salariés, en ne prenant nullement en compte les aspects sociaux ou les projets de l’entreprise, que l’Etat vient de se désengager du capital du Crédit Lyonnais.

Ceci est d’autant plus inadmissible, que si le Crédit Lyonnais s’est redressé et si l’Etat a pu céder sa participation à un prix aussi élevé :

C’EST GRACE AUX SALARIES !

En effet, leurs efforts, leur conscience professionnelle ont fait que le Crédit Lyonnais s’est très rapidement redressé. Pour preuve encore aujourd’hui : les résultats du troisième trimestre sont au même niveau que ceux de la Société Générale.

 

Pour ces raisons, F.O. condamne la manière dont l’Etat a effectué cette cession d’autant que nous pensons que le Crédit Lyonnais peut rester INDEPENDANT. Une fusion n’est nullement obligatoire, des partenariats industriels pourraient très bien être créés, sans pour cela avoir recours à la solution désastreuse d’un adossement avec un établissement.

 

En cédant ses parts à la BNP-PARIBAS, l’Etat a pris le risque de déclencher un mouvement de " domino " qui pourrait entraîner des " Mégas-fusions ", avec un impact désastreux sur l’emploi au sein des banques.

 

F.O. dit Non à ces Mégas-Fusions et exige de connaître au plus tôt les intentions des différents protagonistes en terme social, industriel et financier.

Ne nous leurrons pas, en cas de fusion, il n’y a pas de " fusionneur " et de " fusionné ", la casse sociale est partagée !

Les représentants Force Ouvrière présents dans l’ensemble des établissements bancaires vous tiendront informés de l’évolution de ces dossiers dans les prochains jours.


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