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Paris, le 30 décembre 2005 |
Après plusieurs mois de mobilisation, de discussions, de revendications, le 13 Décembre dernier, suite à une ultime réunion de négociation, la Direction a soumis à signature des organisations syndicales de LCL un texte d’accord salarial pour l’année 2006.
Cet accord devrait, cette année, permettre à 82% des salariés de LCL de bénéficier de mesures générales.
L’accord prévoie également :
Consciente des fortes attentes des salariés, des difficultés rencontrées pour arriver à cet accord après tant d’années sans réelles mesures salariales, FO, organisation pragmatique et responsable, a décidé de signer ce texte. On peut considérer cet accord comme le début, peut-être, d’un rattrapage salarial.
Mais comment en est-on arrivé là ?
EN REVENDIQUANT
Fort d’un constat malheureusement simple, les salariés de LCL sont moins payés (de 5 à 8%) que ceux des autres principaux établissements. Que malgré des résultats financiers plus qu'honorables, les mesures salariales ont toujours été minimes et parcellaires, à l’image de celles pour l’année 2005 qui avaient été, une fois de plus, insuffisantes.
C'est pourquoi, dès le mois de janvier 2005
, FO est intervenue en CCE auprès de la Direction pour lui indiquer que les mesures salariales, issues de la " négociation " 2004, n'étaient absolument pas à la hauteur des attentes des salariés. Dans le même temps, nous lui avions rappelé que nos collègues demandaient, en premier lieu, des mesures pérennes d'un montant significatif.A l'époque, la Direction a pris acte de nos demandes tout en refusant de rouvrir les négociations salariales.
En mars 2005,
FO a de nouveau interrogé la Direction pour une réouverture des négociations salariales, suite à la publication des excellents résultats du CL.Une nouvelle fois, la Direction réfute nos arguments.
En avril 2005
, FO persévère, revendique de nouveau la réouverture des négociations salariales et la Direction se dérobe une fois de plus.En juin 2005,
le nouveau 1er ministre avait invité les entreprises à rouvrir des négociations salariales afin de donner du pouvoir d'achat. FO en profite et interpelle la Direction afin de prendre en compte cette invitation et donc d'ouvrir une session intermédiaire de négociation salariale… La Direction, constante dans sa position, n’accepte pas de revoir les salaires.En juillet 2005,
FO, suivie cette fois par les autres organisations syndicales du CL, avait informé la Direction du mécontentement grandissant des salariés. Nous avions demandé de ce fait, l'ouverture anticipée de la Négociation Annuelle d’Entreprise pour le mois de septembre.Début septembre 2005,
la Direction précise que les négociations salariales ne débuteront que le 15 octobre alors que toutes les organisations syndicales demandaient de débuter dès début septembre. Devant cet état de fait, FO décide de quitter la plénière du CCE pour marquer son profond désaccord face à ce refus d'ouvrir immédiatement les négociations salariales.
L’action et la mobilisation :
FO
décide alors de lancer des opérations auprès du personnel dans les agences. C'est ainsi que des militants FO se rendent dans des points de vente (par exemple à Toulon, à Lille, etc…) et clament "LCL : ici, les salariés sont mal payés."La presse locale s'empare alors du dossier et publie des articles dans de nombreux journaux.
Le 4 Octobre 2005…
Début octobre, à l'occasion du mouvement de grève interprofessionnel, FO LCL renouvelle ces opérations dans des agences, avec information dans la presse et cela, dans de nombreuses régions de France.
Plus de 130 points de ventes fermés, de 20 à 30% de grévistes…
Lors du CCE du 13 octobre 2005,
FO demande alors à la Direction de répondre concrètement aux revendications exprimées par le personnel, tant en matière salariale qu'au niveau des conditions de travail. Mais une nouvelle fois, les réponses apportées par la Direction sont évasives ! Face à cela, FO décide de ne pas poursuivre cette séance de CCE, quittant seule la séance. Suite à cela, la Direction accepte de planifier des " discussions " au sujet des conditions de travail à partir de la mi-décembre.Enfin, début novembre,
la Direction apporte ses premières propositions salariales.Elles se décomposent alors comme suit :
FO ne manque pas, à cette occasion, d'indiquer que l'attente des salariés n'est pas à ce niveau et que la Direction se doit d'apporter une réponse plus conséquente.
Les 5 organisations syndicales, le 30 Novembre à Paris
Fin novembre,
la Direction revient alors avec de nouvelles propositions :Clairement, à entendre les salariés, le compte n'y était toujours pas. Indiscutablement, la Direction se doit alors de revoir sa copie.
FO et l'ensemble des Organisations Syndicales (cette fois-ci) décident alors de rédiger une lettre ouverte à la Direction et d'organiser un rassemblement devant le siège.
Le 9 Décembre, une ultime fois, FO et la CGT, se mobilisent devant le siège :
A trois jours de la dernière réunion de négociation, plusieurs centaines de militants issus de toutes les régions, étaient venus à Paris porter les dernières pétitions sur les salaires et faire entendre la voix des salariés jusque sous les fenêtres de la Direction….Le 12 Décembre représentait l’ultime chance d’aller plus loin dans les mesures.
Et, effectivement, le 12 décembre, la Direction portait ses propositions à 1,8% d’augmentation avec 450 Euros de plancher. Malheureusement, pour les cadres, la Direction a refusée d’aller plus loin que l’octroi d’une prime, s’arc-boutant sur le fait que 2 cadres sur 3 bénéficieront d’une mesure individuelle conséquente.
4 organisations syndicales (FO, CFTC, CGT et SNB) ont alors demandé d’aller plus loin, au moins jusqu’à 2% et 500€ de plancher, cette requête provocant ainsi une interruption de séance.
La nuit portant conseil, le 13 décembre, la CFDT demandait finalement elle aussi, 2%, juste quelques secondes avant que la Direction ne clôture les négociations en accordant les 2% et 500 Euros de plancher.
La mobilisation et la persévérance auront permis, cette année, d’obtenir une augmentation de salaire pour tous les techniciens ainsi qu’une prime de 500€ pour 2.550 cadres, soit 82% de salariés concernés.
Une fois de plus, seule l’action collective a permis d’avancer, il est à retenir que plus NOUS,
les salariés, seront mobilisés ensemble et plus nous obtiendrons…
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