R. U. C. 
L’AUTONOMIE N’EST PAS LA REPONSE AUX PROBLEMES


le 31 janvier 2003



F.O. REFUSE DE BRADER LE TEMPS DE TRAVAIL !

 

Comme nous avons pu vous l’écrire il y a déjà quelques mois, la Direction a souhaité apporter un avenant à l’accord 35H du C .L., afin de passer tous les RUC cadres autonomes, en vue d’améliorer le fonctionnement des unités.

Pour F.O. s’il y avait dysfonctionnement, il se trouvait à plusieurs niveaux et pas au niveau du régime de travail, mais plutôt dans les composantes du poste :

- moyens insuffisants mis à disposition,

- fonction et prérogatives mal définies,

- salaire bien loin du marché.

Suite à nos interventions, la Direction a accepté d’évoquer l’ensemble de ces dysfonctionnements et propose aujourd’hui trois avenants à l’accord 35H de notre entreprise.

Notre organisation syndicale ne sera donc signataire que du premier avenant, le deuxième avenant ne nous semblant pas répondre aux réels problèmes rencontrés au quotidien par les RUC et allant à l’encontre de l’esprit des négociations 35 heures ; le troisième étant subordonné à la signature du second.

 

D’abord, ne nous leurrons pas, les 3% d’augmentation promis par la Direction sur deux ans auraient été accordés quoi qu’il arrive, tant le décalage de salaire avec d’autres établissements existe et reste d’ailleurs plus important que les 3% repris dans cet avenant.

De même, si la redéfinition du poste de RUC est nécessaire, c’est d’une renégociation du dispositif de la DPP dont les salariés ont besoin (RUC, RAS, DA), car actuellement, le fonctionnement de la BPP se résume plus à du système D où l’on remédie au plus pressé pour pouvoir ouvrir les agences, mais sans parvenir à une organisation digne de ce nom.

Or, les priorités devraient être les suivantes :

Effectifs - Formation - Conditions de salaire

Pour ces raisons et sans même revenir sur la perte des 5 jours de congés, notre organisation syndicale n’a pas souhaité le passage de l’ensemble des RUC cadre autonome, car si les RUC méritent une meilleure considération, une meilleure reconnaissance professionnelle et salariale, leur passage cadre autonome ne résout rien.

Il les rend plus encore corvéables à merci, tributaires d’une carotte, nommé RVO qui reste aléatoire, totalement à la main de la Direction et accessoirement, conditionnée par la santé des marchés.

F.O. dit donc oui à plus de souplesse pour la prise de congés des cadres autonomes, mais NON à une autonomie faisant disparaître tout garde fou.

Rappelons qu’autonome est synonyme des souverain, l’autonomie étant le " self-government ", en philosophie, le droit pour l’individu de déterminer librement les règles auxquelles il se soumet, le droit de se gouverner par ses propres lois, en langage informatique, le propre d’un système non connecté à un système central, ce qui est loin d’être le cas de l’organisation de la DPP…

 

F.O. réclame l’ouverture rapide de discussions sur les effectifs et l’organisation au sein de la BPP.


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