ALLIANCE CA/CL : OUI…
MAIS NON AUX CONSEQUENCES SOCIALES
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le 31 mars 2003 |
Pourquoi un recours en Conseil d’Etat alors que tout le monde est d’accord pour s’entendre sur le principe d’une alliance avec le Crédit Agricole ?
D’abord, une précision puisqu’elle semble nécessaire à certains, notamment certains journalistes qui considéraient que FO était défavorable à ce rapprochement. Nous avons pourtant déjà largement développé ce point en évoquant notamment les effets dévastateurs d’une absorption éventuelle par la BNP. Si la précision était vraiment nécessaire, NON, notre démarche ne vise pas à remettre en cause le " mariage CA-CL ".
Ceci précisé, deux motivations essentielles à cette démarche :
- quelle légitimité dans l’intervention des autorités administratives dans un secteur qui comporte des implications sociales évidentes dont FO ne veut pas ?
- quid de l’étendue réelle et normale des pouvoirs de ces autorités en matière de concurrence ?
Pour évacuer ce point, la compétence de principe revient au Conseil de la concurrence qui a pouvoir d’émettre un avis pour transmission au Ministère de l’Economie et des Finances qui peut seul apprécier si l’opération considérée est de nature à porter atteinte à la concurrence. Lui seul a, alors pouvoir d’assortir sa décision d’éventuelles conditions, ce qui n’est pas le cas concernant le CECEI.
Quant au second point, qui est pour FO un point d’achoppement majeur, c’est le devenir du Personnel touché par les cessions arbitrairement imposées !
Même si le contexte international actuel a tendance à entériner sans trop d’arrière pensées, le principe des " dégâts collatéraux ", nous nous refusons à calquer ce principe sur la gestion de l’entreprise à l’occasion d’une concentration bancaire.
Le recours intenté vise donc à l’annulation non pas de l’OPA et du rapprochement avec le CREDIT AGRICOLE, mais de conditions inacceptables imposées par le seul souci du marché, et sans respect de l’humain dans l’échiquier national du jeu de la prise de participations.
DERNIERE MINUTE : LE CONSEIL D’ETAT RENVERRAIT L’EXAMEN DE NOTRE RECOURS AU 16 MAI PROCHAIN…
A SUIVRE
