Avril 1999
Quelle Convention Collective pour l'an 2000 ?
Au vu des dernières réunions paritaires AFB de fin mars et de la mi-avril, la soit disant "modernisation" de la Convention Collective signifie purement et simplement la disparition de la plupart des gardes fous de notre Profession.
Le risque de se retrouver au niveau du seul code du travail est une éventualité sérieuse.
Ainsi ces dernières réunions ont provoqué la consternation des Organisations Syndicales. L'AFB a prétendu faire une concession en proposant le maintien d'une mini prime d'ancienneté (0,4% au lieu de 1 % actuellement) pendant 4 ans pour les salariés en poste au 1er janvier 2000, en échange de l'absence de la réduction du temps de travail de 12 jours dans l'entreprise prévue par l'accord du 4 janvier signé par l'AFB et le SNB-CGC. On ne peut se montrer plus cynique à l'égard de la seule organisation signataire !
De plus, l'AFB a confirmé la disparition du point bancaire et de la négociation de branche sur les salaires réels.
Concernant la classification les positions des Organisations Syndicales et de l'AFB sont encore très éloignées.
La réunion portant sur le contrat de travail et les licenciements avait démontré la difficulté a concilier les positions syndicales et patronales, l'AFB souhaitant instaurer des contrats à durée déterminée de longue durée et de contrats de mission à durée déterminée avec rupture indéterminée (!), et favorisant ainsi le développement de la précarité.
Notre actuelle Convention Collective a été dénoncée en février 98 et cessera de produire ses effets le 31 décembre 1999. De leurs côtés, les établissements bancaires ont dénoncé leurs accords d'entreprise. C'est aussi le cas du C.L.
Ainsi, le risque est grand de voir les salariés de la Profession sans aucune garantie collective au 1er janvier 2000
Avec les OPE en cours et les craintes sur l'emploi qu'elles font naître, sans omettre les évolutions technologiques et de procédures le secteur bancaire français risque fort de se retrouver dans une situation de type anglo-saxon où les conditions décentes d'emploi, de travail et de rémunération n'existeront plus.
Dans ce contexte, FORCE OUVRIERE attire l'attention des salariés sur les conséquences sociales négatives de cette actualité. Les déclarations rassurantes de tel ou tel président de banque ne servent qu'à rassurer les marchés financiers et les futurs actionnaires, sachant que ni les uns, ni les autres ne sont préoccupés par l'emploi.
CONVENTION COLLECTIVE :
RESTONS MOBILISES !
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