2000 ANNEE DE LA RECOLTE


Février 2000

Telles étaient les paroles alléchantes de la Direction dans le "En direct" du 3 janvier 2000. Pourtant, ce 7 Février, lors de la négociation annuelle d’entreprise, où devaient être examinées les mesures salariales envisagées par le Crédit Lyonnais pour l’année 2000, les choses ont été tout à fait claires : Ce sera RIEN, il n’y aura ni prime ni augmentation générale des salaires pour l’année 2000, aucune mesure générale.

 

Dans ce domaine, le Crédit Lyonnais se démarque une fois de plus de ses concurrents ( Société Générale, Banque Populaire, Crédit du Nord…) qui eux, ont décidé d’accorder à l’ensemble de leurs salariés une prime plus ou moins importante (prime d’OPE, prime de fin d’année…).

 

Nos nouveaux dirigeants n’ont même pas la reconnaissance du ventre ! Car, contrairement aux propos tenus dans la presse récemment - voir au dos - si le Crédit Lyonnais est encore " debout ", c’est grâce à son personnel qui, sans relâche, a "retroussé les manches " pour faire face aux attaques de Bruxelles et de la concurrence, et consenti certaines contributions pour permettre à notre établissement de rester à flot.

Une preuve supplémentaire en a été donnée à l’occasion de la privatisation : l’ensemble du personnel a répondu présent pour qu’elle se déroule dans les meilleures conditions et qu’elle connaisse la réussite que l’on sait.

Dans une période de profonde mutation de notre profession et eu égard à l’engagement du personnel, la Direction se devait de faire passer vers l’ensemble des collaborateurs un message positif sous forme de prime ou d’augmentation de salaires.

Lors de la première réunion de cette négociation annuelle, FORCE OUVRIERE avait déjà demandé à la Direction d’examiner la possibilité d’une mesure salariale générale et la revalorisation de certains points comme les frais de route, les tickets restaurants…

En fait, les mesures générales sont reportées à des jours meilleurs – sous prétexte que les résultats de 1999 ne sont pas encore connus de manière suffisamment fine – et chacun devra se satisfaire de l’intéressement et la participation à venir…D’ailleurs et afin d’essayer de calmer le mécontentement, les hiérarchies locales annoncent entre 10 et 12.000 F au total pour ces deux mesures !

Pour l’année, la Direction nous annonce des mesures très ciblées sous forme de stocks options touchant seulement une élite (800 personnes), mais pour un montant sans cesse croissant. Nous voyons bien là où sont les priorités : Economiser sur le plus grand nombre pour donner à une petit élite !

Pourtant, si les rémunérations variables sont chiffrées globalement, elles sont difficiles à analyser et à maîtriser, de l’aveu même de la Direction qui envisage d’ailleurs de revoir le commissionnement sur vente et la RVO. En tout état de cause, pour FORCE OUVRIERE, cela ne constitue pas une mesure générale de nature à encourager un Personnel globalement désabusé.

Force Ouvrière a mis en garde la Direction contre la démobilisation que risquait d’entraîner au sein de l’Entreprise une telle attitude. Il est temps que le personnel de notre établissement soit récompensé à sa juste valeur et ne reste pas le parent pauvre de la profession. Le Crédit Lyonnais a traversé des difficultés; il est temps de tourner la page et pour le personnel qui s’est tant investi, de récolter les justes fruits de son travail.


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