Septembre 1998
La période des vacances d'été est maintenant terminée pour beaucoup d'entre nous, et la rentrée est le moment privilégié pour faire le point des sujets d'actualité sociale, tant dans la Profession qu'au Crédit Lyonnais.
CONVENTION COLLECTIVE
Au niveau de notre Profession, le sujet essentiel reste celui de la dénonciation de la Convention Collective par le Patronat Bancaire et la renégociation qui s'est ouverte.
Pour le moment, l'état des discussions montre de profondes divergences entre les représentants des Syndicats et l'A.F.B.
Il faut notamment souligner le peu d'empressement de l'A.F.B. à discuter de la transposition de la Loi Aubry sur la Réduction du Temps de Travail pour l'ensemble de la Profession.
Quant à elles, les 5 Fédérations Syndicales se sont organisées en lnterfédérale pour informer et mobiliser le Personnel des Banques sur l'avenir de leur Convention Collective et peser sur le Patronat Bancaire.
En cette rentrée, elles ont fait le point des discussions le 3 Septembre et elles diffuseront leurs analyses dans un tract de quatre pages.
Les 5 Fédérations Syndicales ont décidé de faire de la négociation sur la Réduction du Temps de Travail une priorité à l' AFB, avant d'entamer toute négociation dans les entreprises.
Une des conséquences de la dénonciation de la Convention Collective est la dénonciation dans les entreprises des accords d'établissements en découlant. La Direction du C.L. procédera, donc, à leur dénonciation officielle dès ce mois de Septembre. Elle ouvrira ensuite une négociation avec la volonté probable de les revoir à la baisse.
AU CREDIT LYONNAIS
Cette rentrée 1995 sera très chargée en sujets sociaux et, donc, en préoccupations pour le Personnel.
La PRIVATISATION reste toujours d'actualité, même si le CCE exceptionnel qui devait se tenir le 4 Septembre a été repoussé. La raison tient au fait que Bercy n'a pas encore arrêté tous les détails de la privatisation du C.L. Toutefois, le processus en trois étapes est toujours d'actualité :
Dès que Bercy aura arrêté les détails de cette privatisation, qui doit aussi recevoir l'aval du Premier Ministre, le Ministre de l'Economie et des Finances, Dominique Strauss Kahn, convoquera les 5 Organisations Syndicales du C.L. pour les informer des décisions et en discuter avec elles.
Le Syndicat FORCE OUVRIERE tient à rappeler qu'il n'est pas demandeur de cette privatisation imposée par les instances européennes et avalisée par le gouvernement Français, et Force Ouvrière souhaite toujours que l'Etat Français reste l'actionnaire principal.
En effet, chacun a en tête les risques sociaux graves pour le Personnel qui se sont fait jour à chaque opération de privatisation.
C'est pourquoi Force Ouvrière a la volonté de peser de tout son poids dans les décisions qui vont être prises, mais chacun doit aussi avoir conscience que pour changer le cours des choses, il faut être nombreux à le vouloir et à le démontrer.
L'EMPLOI sera à nouveau au cœur des discussions entres les Syndicats et la Direction du C.L.. puisque cette dernière a fait connaître sa volonté de diminuer l'effectif total de 1000 UTP en net annuel après embauche pour les deux années à venir.
Ce qui signifie la mise en place d'un quatrième plan social.
Des discussions sur l'emploi vont donc s'ouvrir rapidement au travers de la constitution de 4 groupes de travail :
La Direction souhaite que ces groupes terminent leurs travaux en Novembre pour ensuite entamer la négociation par elle-même, où le thème de la Réduction du Temps de travail sera un sujet important.
Ces groupes de travail examineront
A cet égard, Force Ouvrière s'inscrit toujours dans une politique destinée à préserver l'emploi au C.L. et fera de la RTT un enjeu majeur de cette politique.
Dans ces moments d'incertitude, les rumeurs diverses et (a) variées trouvent un terrain propice, par exemple : celle faisant état de mesures de départ spécifiques à compter de 52 ans et pour une population particulière, celle des cadres. M. Musseau vient de la démentir officiellement dans le "En Direct" de ce 3 Septembre.
Par contre, il est exact que les restructurations des périmètres des DGAPP, voire des DMPP, ainsi que les " grappes d'agences " auront des conséquences directes sur les niveaux hiérarchiques avec la disparition de postes d'encadrement.
Le COMMISSIONNEMENT fait l'objet des plus vives critiques de la part des Organisations Syndicales qui ont adressé une lettre ouverte au Président Peyrelevade, afin d'attirer son attention sur les dvsfonctionnements du nouveau système, et demander qu'une réunion entre les Syndicats et la Direction puisse éclaircir le sujet, et éventuellement en modifier la teneur.
Ce thème n'intéresse pas que les commerciaux, car le Personnel des UAC ne bénéficie plus de la masse participative.
A SUIVRE…
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