Novembre 1998.
Comme chaque année à pareille époque, M. Musseau Responsable de la D.R.H.G., expose aux représentants nationaux du Personnel, le bilan des mesures salariales de l’année et les perspectives pour l’année suivante.
Il ne s’agit pas d’une négociation mais d’une réunion d’information. La négociation aura lieu dans le cadre de la Négociation Annuelle d’Entreprise qui aborde les salaires, les effectifs et le temps de travail, et dont la première séance doit se tenir le 22 Décembre.
Cette année, la masse salariale baissera de 4,5% au total en raison d’une baisse des effectifs de 6% due au plan social en cours. Dans ce cadre, la compensation salariale de la Réduction du Temps de Travail de Robien dans les UAC se chiffre à 93 Millions de F. dont 30 Millions de contribution de solidarité.
En 1998, 13% des employés et gradés ont obtenu un coefficient et 17,4% des cadres. L’enveloppe de 135.000 points a été entièrement distribuée.
Les commissions sur ventes atteindront 143 Millions de F. en 98 comme en 97.
Les primes de spécialistes (informaticiens ...) se montent à 72 Millions contre 66 en 97.
Les bonus de marchés atteignent 110 Millions au lieu des 74 Millions budgétisés en raison des bons résultats de 97.
Le total de ces rémunérations à la performance atteint 469 Millions au lieu des 425 prévus pour 98, contre 376 Millions en 97.
Les effectifs devraient se chiffrer à 30.460 UTP à fin 98 au lieu des 30.000 prévus. Le quota de préretraite fixé à 600 est quasiment atteint, mais une rallonge de 100 a été demandée et sera soumise au prochain CCE. Le coût d’une préretraite pour le C.L. est de 1 à 2 Millions de F.
Le recrutement s’est chiffré à 530 au lieu de 360 en raison de la contrepartie des 220 départs dans le cadre de l’ARPE (1 retraite contre 1 embauche).
15 demandes sont déposées quotidiennement dans le cadre des mesures du plan social actuel.
Le Plan devrait être réalisé à hauteur de 4390 UTP au lieu des 4719 prévus (la différence avec le chiffre de 5000 s’explique par l’effet report de mesures précédentes).
1999 :
La politique salariale de 1999 ne sera pas différente de celle de 1998, mais la Direction souhaite ne pas laisser partir des compétences et s’alignera sur le prix du marché pour certaines fonctions, notamment dans le secteur entreprise.
Le taux des promotions (coefficients) sera augmenté de 1% par rapport à 97.
L’enveloppe totale de points passe de 135.000 à 140.000.
Le total des enveloppes variables sera de 500 Millions en 99 au lieu de 469.
Les commissions sur ventes sont fixées à 144 Millions à condition que les objectifs soient atteints et que le PNB soit maintenu, voire progresse.
Les bonus de marchés sont budgétisés pour 105 Millions au lieu de 110 en 98, en raison des mauvaises performances actuelles.
La R.V.O. sera de 171 Millions au lieu de 132 en 98 : sur un total de 6500 cadres, 4100 ne sont pas encore concernés, mais la moitié le sera dès 99.
En ce qui concerne les effectifs, l’objectif de la Direction du C.L. est d’arriver aux alentours de 29.600 UTP, embauches comprises qui devraient être de l’ordre de 300 à 360.
La situation globale des effectifs dépendra des futures négociations sur l’application des 35H au C.L. qui devraient intervenir dans les semaines qui viennent. D’ores et déjà, une synthèse des groupes de travail sur la RTT, le temps de travail des cadres, la prospective des ressources humaines et le cadrage macro-économique aura lieu le 04 Décembre avec M. Lamy.
FORCE OUVRIERE revendique des augmentations salariales pour l’ensemble du Personnel du Crédit Lyonnais en raison de l’absence de mesures AFB, et surtout, en raison des énormes efforts qu’a consentis le Personnel afin de maintenir la cohésion de l’entreprise, le service à la clientèle et la situation commerciale du C.L.
Pour les mêmes motifs, FORCE OUVRIERE vient d’adresser un courrier au Président Peyrelevade lui demandant de surseoir à la perception de la contribution de solidarité en Décembre 98.
Nous vous tiendrons informés de la réponse du Président Peyrelevade. A suivre ...
Dernière minute : en réponse à une demande de Force Ouvrière concernant le renouvellement à mi-temps des contrats de mi-temps aidés dans les unités en RTT, la Direction nous répond que des instructions vont être données aux secrétariats de personnel laissant le choix de conserver un mi-temps de 39H ou d’opter pour un mi-temps de 33H, ceci afin de ne pas être pénalisé financièrement.
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