
12 janvier 2026 : En entrée de jeu, la direction reprend les mesures annoncées fin de séance précédente.
FO LCL réclame une meilleure participation de LCL aux abonnements de transports, puisque les exonérations bénéficiant aux employeurs jusqu’à 75% du prix de l’abonnement sont reconduites en 2026. La direction avait proposé 55% en décembre dernier (au lieu de 50% qui est l’obligation légale). Il y a donc 20% de marge ! Quand on sait que CACEIS prend en charge 95% …
FO LCL continue de réclamer une augmentation générale des salaires ainsi qu’une PPV. La direction refuse.
FO LCL rappelle que la direction a restreint cette négociation à ne parler que des périphériques de salaire.
La direction dit ne pas savoir si un retard salarial doit être comblé vis-à-vis du marché, ni même vis-à-vis de la hausse des prix ou de l’inflation. Pourtant, sur ce dernier point, preuve à l’appui, c’est bien le cas.
Complémentaire santé : la direction propose une prise en charge par LCL de 61,66% (au lieu des 60,66% actuels), et être, au minimum, égale à 1,073% du plafond mensuel de la Sécurité Sociale (contre 1,067% actuellement), soit 42,97 € par mois.
Participation aux abonnements transports : elle annonce 57% au lieu de 55% précédemment (50% actuellement). Quelle avancée !
Bref, le retard salarial va donc se creuser, notamment avec le Crédit Mutuel-CIC qui, chaque année, accorde une augmentation générale (1% pour 2026).
Comme le dit un de nos négociateurs, cette air négo salariale est encore moins palpitante qu’un concert de air guitare. Au moins, la direction ne manque pas d’air pour ne nous proposer que du vent.
17 décembre 2025 : En ouverture de cette deuxième séance, la direction annonce que :
- le forfait “mobilités durables” bénéficiant à 1.200 salariés, n’évoluera pas : 400 € annuels (cumulable jusqu’à 600 € avec les “50% abonnement transport”)
- la participation de LCL à la complémentaire santé n’évoluera pas non plus, et LCL ne neutralisera donc pas cette année la hausse de 2%. Pour information, BNPP va prendre en charge 100% de la cotisation “complémentaire santé” de ses salariés
Il n’y a donc rien à négocier pour l’instant : refus d’une augmentation générale ou collective des salaires, pas de PPV (1.300 € chez BNPP), aucun accessoire de salaire revalorisé.
Quand à l’enveloppe allouée aux MSI, elle est de la seule responsabilité de l’employeur, puisque rappelons qu’une MSI vient accompagner une montée en compétence, en expertise ou en expérience. L’employeur est donc le seul à connaitre le montant nécessaire afin d’accompagner les salariés concernés. On sait malheureusement tous que LCL ne valorise pas toutes ces “montées”, notamment lorsqu’un salarié prend des responsabilités supérieures …
Rappelons également que les mesures de convergence ne sont que des rattrapages de salaire par rapport au marché, et que les rémunérations socles et repères sont des minima pour tenter de coller au marché.
FO LCL réclame toujours :
- une augmentation générale (1% chez Crédit Mutuel, 500 € chez HSBC, 0,5% dans les caisses du Crédit Agricole)
- une revalorisation des minima de changement de classification
- une augmentation de la participation de LCL à la complémentaire santé (actuellement de 60,66%), de la participation aux abonnements de transport (actuellement 50%, juste le légal)
- une amélioration du forfait mobilités durables
LCL a largement les moyens de valoriser les salariés qui œuvrent, chaque jour, pour qu’il affiche d’excellents résultats financiers, qu’il remporte des trophées (satisfaction clients 2026, Banque Privée, …).
LCL ne peut rester un des derniers de la classe en matière salariale.
Interruption de séance …
La direction revient et propose :
- une augmentation de la participation de LCL à la complémentaire santé
- une augmentation de 10% de la participation de LCL aux abonnements de transport (55% au lieu de 50%)
Et puis c’est tout.
Même si c’est toujours bon à prendre, la direction élude le sujet principal : l’augmentation des salaires. Car ces dernières années, l’évolution des salaires chez LCL n’a absolument pas suivi l’inflation, et encore moins l’évolution des prix. Ce qui conduit à une perte de pouvoir d’achat.
Sur les 10 dernières années, les charges de personnel de LCL ont stagné, quand l’inflation cumulée est de 20%. Sur la même période, celles des caisses régionales du Crédit Agricole ont augmenté de 27%. Il faut dire qu’à la Fédération Nationale du Crédit Agricole, il y a très régulièrement des augmentations générales de salaire … Contrairement à Crédit Agricole SA. Deux sphères, deux ambiances.
Prochaine séance le lundi 12 janvier 2026.