
6 novembre : Au lendemain d’une manifestation massive, FO Groupe Crédit Agricole SA a écrit à Olivier GAVALDA, Directeur Général du groupe, ainsi qu’à Anne-Catherine ROPERS, DRH du groupe, afin qu’ils accordent une augmentation générale des salaires, à l’instar de ce qui a été décidé à la Fédération Nationale des caisses régionales du Crédit Agricole , mais aussi chez BNPP. D’autres établissements bancaires devraient suivre.
Une banque citoyenne et socialement responsable, de surcroit mutualiste, doit au moins préserver le pouvoir d’achat de ses salariés, et ainsi contribuer à faire tourner l’économie. Or, chez LCL, seuls les 200 « hors classe » ont vu leur rémunération augmenter davantage que l’inflation (voir bilan de la politique salariale).
@ suivre
28 octobre : Après BNPP, c’est la fédération des caisses régionales du Crédit Agricole qui vient d’accorder une augmentation générale de salaire de 2,2%*, avec un minimum de 900 €, à ses 76.000 salariés, et ce, dès novembre ! Ce sera donc bien novembre vert chez les verts, même si on peut regretter que le taux d’augmentation ne couvre pas totalement l’inflation (3,1% à septembre). Et chez les verts de Crédit Agricole SA, qu’en sera t-il ? Verdict prochainement …
*A l’augmentation générale s’ajoute une enveloppe de MSI de 1,55% de la masse salariale. Les caisses régionales peuvent accorder des mesures supplémentaires
22 octobre : La France mais aussi d’autres pays européens (Italie, Espagne, Albanie, Belgique) sont secoués par des manifestations d’ampleur, pour protester contre la vie chère, un sous investissement dans l’éducation, et dans les services publics en général. La jeunesse se mobilise, inquiète par les perspectives d’avenir.
FO LCL soutient ces mouvements qu’elle souhaite pacifiques. En revanche, elle condamne fermement ceux qui profitent de la situation pour brûler, casser, piller. Il est ignominieux de voir :
- des commerçants impuissants devant le saccage et le pillage de leurs magasins
- des bâtiments et des symboles publics détruits
Rien ne justifie de tels actes, commis principalement par des casseurs qui s’incrustent dans les manifestations. FO LCL salue
- les mesures de prévention (télétravail, fermetures d’agences, …) qui ont contribué à protéger les salariés et les clients de notre enseigne
- les mesures exceptionnelles d’accompagnement pour nos clients sinistrés
- la vigilance qui reste (malheureusement) de mise à l’aube de nouveaux épisodes
Aussi choquantes qu’elles soient, ces violentes images ne doivent pas pour autant faire oublier les revendications légitimes des Français.
Concernant le pouvoir d’achat, lors d’une réunion, il y a quelques jours, à une demande de FO LCL, une représentante de la direction a bien fait comprendre qu’il était inutile de réclamer une augmentation générale chez LCL, alors que la négociation salariale n’a pas encore commencé …
Les entreprises comme les nôtres, qui en ont largement les moyens financiers, doivent accorder une augmentation générale à leurs salariés, pour préserver, voire augmenter leur pouvoir d’achat, et ainsi faire tourner l’économie du pays qui en a bien besoin. Même Alexandre BOMPARD, PDG de Carrefour, a reconnu que, dans les grands groupes, il fallait augmenter les salaires. Dans le secteur bancaire, BNPP a ouvert la voie.
Cela fait des années que FO LCL revendique une meilleure répartition des richesses vis-à-vis de ceux qui la créent. Il serait grand temps que la direction nous écoute, et devienne citoyenne et solidaire avec le pays.
Afin de soutenir les revendications sur le pouvoir d’achat, les services publics, la justice sociale …, FO LCL soutient l’appel à la grève intersyndical FO – CFDT – CGT – FSU et UNSA du jeudi 5 novembre prochain, et la participation aux manifestations, dans le calme, le respect de chacun, et même dans la bonne humeur.
FO – CFDT – CGT – FSU et UNSA, unies, alertent solennellement gouvernement et patronat. La colère est immense, la situation du pays fragile. Il faut sans attendre répondre aux urgences sociales et environnementales.
L’intersyndicale appelle à l’ouverture immédiate, dans toutes les entreprises et dans toutes les branches, de négociations pour augmenter les salaires et enfin réaliser l’égalité salariale femmes – hommes.
N’oublions pas que de nombreux acquis sociaux l’ont été par l’action collective (front populaire, mai 1968, grandes grèves dans les banques dans les années 1970).









