Le 18 septembre, tous en grève pour plus de justice sociale, pour plus de justice fiscale

Les organisations syndicales CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FSU et Solidaires (Sud) ont appelé à la grève et à la mobilisation pour protester contre la proposition de budget du gouvernement Bayrou. Si ce dernier a dû démissionner après le refus de l’Assemblée Nationale de lui accorder le vote de confiance, et si son successeur, Sébastien Lecornu, a d’ores et déjà proposé de retirer du projet de loi de finances la suppression des deux jours fériés, il n’en est pas moins que les mesures restantes sont un recul sans précédent. Elles représentent un risque d’accroissement de la pauvreté et de la précarité et mettent à mal encore un peu plus notre modèle social, notamment en termes de santé.

Ainsi,” l’année blanche “, c’est à dire, pour 2026, le gel des retraites, des prestations sociales et des barèmes d’impôt, correspondrait, compte tenu de l’inflation, à la baisse du pouvoir d’achat, et notamment celui des ménages les plus modestes.

Le projet de loi de finances prévoit également des mesures concernant la santé, alourdissant considérablement les dépenses qui lui sont consacrées par les ménages (doublement des franchises médicales, prise en charge à 100% remises en cause, arrêts maladie contraints). Mais pas seulement. Nos hôpitaux, et leur personnel soignant, pourtant déjà en souffrance, sont également sur la sellette, puisqu’ils sont “sommés” de faire des économies. Les professionnels alertent déjà sur un risque d’inégalités accrues et les hôpitaux redoutent une spirale de fermetures de lits et de services. Ne serait-il pas préférable de renforcer nos hôpitaux, surtout après l’épisode COVID que nous avons traversé ?

Et, comme toujours, le gouvernement songe à taper, une fois de plus, sur les demandeurs d’emploi. La réforme prévue dans ce budget serait la 5ème en moins de 10 ans avec un durcissement de l’accès aux droits (plus de mois travaillés requis pour prétendre à une indemnisation), la réduction de la durée d’indemnisation, etc.

Des réformes sont probablement nécessaires. D’autres solutions sont pourtant envisageables. Mais les gouvernements successifs de ces derniers mois (pour ne pas dire années) n’envisagent pas d’autres pistes que celles d’un recul social sous toutes ses formes.

Ces réformes injustes nous concernent toutes et tous. Alors demain, 18 septembre, tous en grève, pour plus de justice sociale, pour plus de justice fiscale.

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